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26 mars 2007

Commentaires

A cette limite, la parole d'Antonin Artaud interpelle encore :

"Et s'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leur bûcher".

Est pervers celui qui consciemment veut la folie, la schize de l'autre pour en jouir.

Or, il se trouve que cette perte d'identité, cette crise du sujet parlant est à la source de l'écriture, son point de nescience, son souffle même.

La pensée infiniment lucide et humaine de Roland Barthes n'ignore pas cette problématique.

D'où aussi le tourment de certains artistes, certains auteurs qui se sont consumés ou détruits à cette révélation des inconciliables, à ces écritures ou ces expériences du franchissement et de la limite ?
Je pense ici à Jean Noël Vuarnet qui s'est tant soucié de la jouissance féminine des mystiques (ce continent noir). Il écrivait : "Qui court après les ombres se prendra aux ombres." Il se tua en se défenestrant.

C'est dire que la question est complexe...

Amicizia

Nadine

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