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13 mars 2007

Commentaires

Différente mais je l'aime tout autant que la Thérèse du Bernin, l'ambiguïté merveilleuse du baroque.

En effet, Brigetoun, ces deux sculptures sont l'antithèse absolue l'une de l'autre. Et pourtant, le baroque est là, à ses prémices pour l'une, dans son apothéose pour l'autre. Celle de Bernini me fascine par son "ambiguité" extase/eros, la fusion des deux tensions, l'autre me bouleverse par ce jeu des torsions qui met en scène les formes amples de la femme et le refus de les laisser pleinement s'accomplir.

Bonjour Angèle,

Bellissimo. Complimenti anche a chi ha preso la foto del viso nascosto. E le mani ! Ma cosa può significare questa disposizione delle dita? Avrebbe qualche soggerimento da condividere con me?

Amicizia,

Jean-Marc

Heureuse (vraiment !) de vous lire, Jean-Marc. Compliments à Guidu (le photographe et directeur artistique de Terres de femmes), qui a fait pour moi ce reportage le week-end dernier. Je me suis moi-même rendue dans cette basilique il y a huit jours.
Pour ce qui concerne plus précisément votre question ("quelle peut être la signification de cette disposition des doigts ?"), la réponse est contenue dans mon texte, mais il est vrai un peu elliptique : "Foi dans la Trinité et dans l’Unité." Mais vous n'attendez pas de moi, j'imagine, un développement catéchétique sur le Mystère de la Trinité ?
@ prestu è amicizia
Angèle
PS : Pour info : le Miserere d'Allegri que j'ai mis en ligne a été composé une trentaine d'années après la réalisation de cette sculpture (vingt ans avant L'Extase de sainte Thérèse et avant Jephté de Carissimi). Une splendide correspondance musicale. En plein baroque évidemment.

Beata Lei, Angela!
Le plaisir est réciproque !
Merci pour la mise en ligne du Miserere d'Allegri.

Ciao Angela,

De retour d'Italie (de Naples, précisément), je découvre avec retard votre billet. C'est une des sculptures les plus émouvantes qu'on puisse voir. C'est d'une délicatesse inouïe, bouleversante. D'avoisinant, pour ce qui regarde l'intensité émotionnelle suscitée par une sculpture, je ne puis distinguer dans mon souvenir que la Pietà de Michel-Ange et l'Orphée et Eurydice de Canova.

Excusez moi svp - je ne parle pas francais.

je suis un graphiste d'Edimbourg en Ecosse. Je cherche des images de la sculpture de Santa Cecilia in Trastevere pour une projet. Vos images ici sont les plus belles d'internet mais la qualité n'est pas suffisante pour reproduire. Avez-vous des images d'une qualité supérieure ?

Merci et à bientôt

Andy


Quelles belles photos, quel beau commentaire !

Invisibles, le regard, le visage et la bouche de sainte Cécile, car tout dédiés à son céleste Epoux et Sauveur.

Cette beauté si bouleversante et si mystérieuse nous parle de la sublimité du sacrifice de la Sainte, c'est une grâce que le sculpteur ait si bien réussi à nous transmettre son émotion sacrée.

Moi aussi j'ai été marquée par cette statue vue en photo à l'âge de 11 ans, c'est pourquoi ma première fille s'appelle Cécile.

J'ai eu le bonheur de contempler cette statue à Rome le 31 décembre 2007 et je suis restée scotchée je ne sais pas combien de temps devant.

Vous tous qui me lisez, si vous y allez aussi, saluez sainte Cécile pour moi, un peu comme si j'y étais...




Merci pour votre émouvant témoignage, Catherine, je vous promets de retourner voir Cécile, au printemps.


ah la voilà enfin, cette image de sainte Cécile dont je garde le souvenir poignant et tellement précis mais je ne me souvenais plus par contre à quel endroit je l'avais vue...! Je l'ai vue quand j'avais 15 ans il y a 40 ans dans les catacombes justement. La statue était par terre sur la terre battue et cet extrême dépouillement du lieu contrastait avec sa blancheur marmoréenne pourtant si souple et vivante dans son rendu. L'émotion de la revoir est intacte, car j'avais été très impressionnée à l'époque par la virtuosité du sculpteur capable de rendre avec autant d'intensité dramatique ce drame de la Foi et du Martyre avec autant d'abandon et d'humilité...

Magnifique !
Merci, Anne-Laure. Je ne connaissais ni cette statue stupéfiante ni ce texte d'Angèle, qui amplifie le bonheur de regarder les photos de Guidu, donc, pour moi, de découvrir cette Cécile si pure.

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