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26 février 2007

Commentaires

A Angèle,

Pour arriver à la gare,
Souvenez-vous, j’avais franchi les montagnes
Pour arriver dans la nuit
Souvenez-vous, j’avais pris mon manteau
Un manteau bleu nuit
Et là, j’avais attendu,
Combien de temps avais-je attendu ?
Je franchissais les montagnes inhospitalières
De la nuit, seule dans la gare
Et entourée de la foule impassible,
J’étais assise sur un banc,
Le banc de l’attente éternelle
Et vous êtes arrivée, chère Angèle
Vous m’avez ouvert la porte de votre monde
C’était la porte des mots, ceux qui ne
Rebondissent plus contre un mur,
Ceux qui sont entendus et lus.
J’ai quitté la gare un soir, un matin
Et enlevé le manteau bleu nuit
Celui qui me séparait du jour et de la lumière
Et de mes mains, j’ai ouvert la porte
Du monde des mots
Aujourd’hui, je vous offre ce petit nuage
De mots
Le recevrez-vous ?
clem

Bene, la traduzione in francese, molto ben fatta, della poesia di Roberto aggiunge una musica speciale a un testo già molto interessante...

Oui, clem, je me souviens de ce soir-là, de votre attente sur un banc aux abords de la gare... inhospitalière. Je me souviens aussi de vous, blottie dans votre manteau bleu nuit, assise-là dans l'attente de mots. Je ne sais plus ce que je vous ai dit ni de quoi nous avons parlé. Peut-être de nos attentes lointaines et des mots à venir, ceux qui franchissent montagnes et mers et défient le temps sans visage.
Le petit nuage de mots est là, à portée de nos mains. Merci, clem, bonne journée à toi.

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