Paul Celan/Lointains

Ph, G.AdC
LOINTAINS
« Les yeux dans les yeux, dans la fraîcheur,
commençons aussi cela par exemple :
respirons
ensemble le voile
qui nous cache l’un à l’autre,
quand le soir se dispose à mesurer
tout ce qui sépare encore chacune
de ses propres figures
de chacune de celles
qu’il nous a à tous deux prêtées. »
FERNEN
« Aug in Aug, in der Kühle,
laß uns auch solches beginnen :
gemeinsam
laß uns atmen den Schleier,
der uns voreinander verbirgt,
wenn der Abendd sich anschickt zu messen,
wie weit es noch ist
von jeder Gestalt, die er annimmt,
zu jeder Gestalt,
die er uns beiden geliehn. »
Paul Celan, Lointains, in Choix de poèmes, Gallimard, Collection Poésie, 1998, page 87.
Voir aussi: - (sur Terres de femmes) Paul Celan/La main pleine d’heures ; - (sur Terres de femmes) Paul Celan/Stimmen ; - (sur Terres de femmes) Paul Celan/ TANT D’ASTRES ; - ( sur Terres de femmes) Correspondance Nelly Sachs/Paul Celan. |
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