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17 novembre 2006

Commentaires

Terre accueil
Le chant ouvert du ciel
donne passage à la transmission
nuages et splendeur
tout raconte

Chère Angèle, vos Nuages me font penser à une poésie de mon enfance …
Mais la vôtre, plus moderne, est bien plus subtile car vous décrivez moins votre paysage, je veux dire celui que vous voyez, que celui que vous évoquez : votre âme en un instant de Novembre dans ce « vertige de l’indicible » …
Oui Novembre en Corse, c’est bien le temps de nos disparus et la lumière du couchant est là pour les faire exister !
Vous le savez, vous le dites !

Merci et voici donc :

Paysage

de Théophile Gautier

Pas une feuille qui bouge,
Pas un seul oiseau chantant,
Au bord de l’horizon rouge
Un éclair intermittent ;

D’un côté rares broussailles,
Sillons à demi noyés,
Pans grisâtres de murailles,
Saules noueux et ployés ;

De l’autre, un champ que termine
Un large fossé plein d’eau,
Une vieille qui chemine
Avec un pesant fardeau ;

Et puis la route qui plonge
Dans le flanc des coteaux bleus,
Et comme un ruban s’allonge
en minces plis onduleux.

Amicizia
Guidu_______

Ces nuages-là je les ai vus se déchirer aussi
entre les crêtes de l’Arrés et les chaos du Léon
Ils se cardent encore du vent de mes parents
en souvenirs nets et confus
Ce sont eux qui redessinent les côtes de nos îles intérieures

=> Yann, merci de ton passage. Tes mots me touchent au plus profond. J'aime ta sensibilité. Elle m'accompagne dans mes rêveries d'îles lointaines, sans cesse inabordées. Comme les tiennes, sans doute...

=> Tissiane, merci de ces doux vers en résonance avec les miens.

=> Cavaliere, comme vous y allez ! vous me jetez en lice avec Théophile Gautier! je suis flattée, bien sûr, mais la lutte est inégale. Le poète d'Emaux et Camées est un fleuret de choix (une fine lame qui avait pour amante une Corse célèbre, Marie Mattei) et je me sens vraiment un poids léger à côté de ce monstre sacré! Tant pis, vous l'aurez voulu, rendez-vous est pris demain avec le grand homme, sur le pré de Linaghje (à côté de la Tour). J'espère que vous vous libèrerez de vos engagements pour venir me soutenir. A domani, dunque, alle undici, alla torre! N'oubliez pas votre appareil photo.
Votre dévouée Angèle

Chère Angèle je ne me départis de mon outil de travail (de plaisir !) que dans certaines circonstances… Devinez lesquelles ?
J’y serai avec un réel plaisir, mais silencieux… pour ne pas troubler vos élans poétiques !
Amicizia
Guidu ________

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