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09 novembre 2006

Commentaires

Quelle belle femme!

Je n'ai pas encore lu cet article... Je m'y préparais quand j'ai vu la photo. Comme Ouchy, je suis restée admirative. Que cette femme est belle !

A ce propos, j'ai relevé une chose curieuse, je me demande si c'est une généralité. Mes proches masculins (famille et amis) remarquent toujours la beauté des femmes et jamais celle des hommes. Quand je m'émerveille "quel bel homme !", j'obtiens toujours une réponse du genre "Ah ! Tu trouves ?"
Moi, je peux dire d'une femme qu'elle est belle, ça m'arrive régulièrement.

Pourquoi pas l'inverse ? :-)

Je vais lire l'article.

Que répondre à cela, mes amies. Je suis pareille à vous, j'en conviens. Je m'extasie rarement sur la plastique d'un homme ou sur la beauté de son visage. Je suis davantage sensible au charme, à l'originalité d'un homme, à sa sensibilité, mais je m'exprime peu sur ce sujet. Les femmes, elles, m'émeuvent toujours, quelles qu'elles soient, quelle que soit leur forme de beauté. Et je m'extasie souvent, même en public.
De Goliarda, je n'aurais pas dit qu'elle était belle. Mais il se dégage de son visage et de son regard quelque chose de puissant, de volontaire et de sensuel qui me séduit d'emblée. Elle s'impose, me semble-t-il, comme une maîtresse femme. Dont je vais m'employer à découvrir les arcanes.

A propos de ce roman, une note tirée du Carnet d'Hubert Nyssen, datée du 19 mars 2006:

« Terminé cette nuit la lecture lente et capricieuse - sans cesse interrompue par d’autres – de L’Art de la joie de Goliarda Sapienza. Cette manière de lire un livre que je rangerai parmi ceux que je garde sous la main et que je vais rouvrir et relire souvent m’a été imposée par la richesse même d’une narration qui ne cessait de me renvoyer à des souvenirs, à des impressions, à des émotions que je ne voulais à aucun prix réfréner car il me paraissait qu’à cette fin et pour les attiser Sapienza avait écrit son livre. Il est vrai que le compliment est assorti d’un reproche. Celui de m’avoir fait commettre un délit dont jamais je ne me serais cru capable… L’Art de la joie a fait partie de mes lectures nocturnes. Or ce 15x 24 de 4 cm d’épaisseur, pèse plus d’un kilo, et les premiers soirs, non content de me donner des crampes quand je le tenais au-dessus de moi, il a failli plusieurs fois m’éborgner en me tombant sur le visage après m’avoir échappé des mains au moment où je tournais une page. J’ai donc pris la décision, -horesco referens- de la découper au cutter en trois tranches d’environ 200 pages chacune. Il est là, sous mes yeux, ce livre, avec ses trois tranches rassemblées par de bracelets de caoutchouc. Mais dans cette châsse endommagée se tient, métamorphosée en mots et en phrases, une femme dont je ne sais plus si elle est l’inoubliable Modesta, née avec le siècle en 1900, ou Goliarda Sapienza, sa génitrice, qui est pourtant née vingt-quatre ans après elle. »

Hubert Nyssen, Carnet, La Pensée de midi n° 19, 10 novembre 2006, p. 103.

In effetti, qui in Italia Goliarda Sapienza è stata (ri)scoperta solo da qualche anno, mentre mi pare che sia sempre stata letta e conosciuta di più in Francia. Fino a qualche anno fa i suoi libri qui da noi erano introvabili. Ciao da gabriella :-)

Salve , Gabriella. Grazie per il tuo post. Ma non so se in Francia sarà cosi conosciuta quanto lo dici tu. Non avevo mai sentito parlare di Goliarda Sapienza prima del Natale scorso, periodo che ha visto l'uscita del romanzo. Sembra che abbia avuto abbastanza successo nelle librerie. Adesso, aspettiamo le sue poesie.Buona notte,Gabriella.

Que cela est curieux! J'ai acheté ce livre très récemment! Les grands esprits se rencontrent donc parfois! ;)

C'est vraiment un très bel article sur ce livre que j'ai beaucoup aimé. Si j'avais pu, j'aurais fait un copié collé de ce dernier pour le mettre sur mon blog. Je l'ai mis en lien. J'espère que je ne vous copie pas trop... merci pour cette chronique.


Pour information, viennent de sortir en un seul volume chez la même éditrice, Viviane Hamy, deux textes autobiographiques de Goliarda Sapienza : Le Fil d’une vie.
Je m’en vais les chercher dans une librairie florentine, dès cet après-midi !


Je viens de finir L'Art de la joie, dans l'émotion et l'euphorie, alors que je l'ai commencé avec une certaine méfiance ou agacement pour son écriture un peu "brouillonne", peu littéraire, selon les canons classiques. Ce soir, mon groupe lecture se réunit pour en parler. Nous sommes une dizaine. Que j'aurais aimé pouvoir inviter l'auteur parmi nous pour échanger ! J'espère qu'aucun d'entre nous ne détruira le livre avec cynisme, mais je ne le crains pas et me sens assez forte pour le défendre vaillamment. Modesta est comme une soeur, d'âme et de cheminement (à ceci près que je n'ai tué personne... dans la réalité, en pensée oui !). Nous n'en avons certes pas fini avec nos luttes et notre désir de liberté, d'amour, de sensualité et de vérité... et de joie. Vive ce titre !
Bien à vous toutes.
Marie-Claire (Paris)

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