« 7 octobre 1948 | Mort de André Suarès | Accueil | Michel Butor | Ferments d’agitation »

07 octobre 2006

Commentaires

Je ne comprends pas pourquoi Henri Meschonnic est devenu désagréable avec tout le monde.

Est-ce que quelqu'un a une réponse ?

Ce poème subit l'influence de Ghérasim Luca. Un vrai poète, suicidé par la société, comme le grand Paul Celan.

"Je te flore
tu me faune

Je te peau
je te porte
et te fenêtre
tu m'os
tu m'océan
tu m'audace
tu me météorite..."

(La fin du monde / prendre corps)

"je te clef d'or
je t'extraordinaire
tu me paroxysme

tu me paroxysme
et me paradoxe
je te clavecin
tu me silencieusement
tu me miroir
je te montre [...]"

Ghérasim Luca, id.,... suite

"Comme le "doux" dans le doute
suis-je le "son" de mes songes ?"

Je conseille à tous ceux qui n’ont jamais navigué à l’estime (ou plutôt à l’oreille) dans la poésie de Ghérasim Luca et qui n’ont jamais été roulés par les tourbillons et ondes-rythmes de sa langue, de se procurer le double album CD édité par José Corti et Héros-Limite en 2001. Parmi des enregistrements en récital (festival de Genève et Festival de Tarascon) et des enregistrements privés (de 1969 à 1989), deux inédits, dont Vers la pure nullité et Le Tangage de la langue :

"Des paroles douces
et dès le départ celées :
la conque du silence frôle celle des
récifs..."

PS : J'ai gardé le souvenir d'un très beau dialogue (sur France Culture) - et particulièrement chaleureux - entre Meschonnic et un autre Luca (Erri De Luca celui-là), lors de la publication de Noyau d'olive.


TROIS ACROSTICHES DU « MERCURE »

trouvés sur la toile

I
Message
Egaré
Retrouvé
Comme
Un
Royaume
Enseveli


II
Mon
Eternel
Retour
Coagule
Une
Rose
Évanescente



III
Mon
Etonnement
Reste
Car
Une
Reine
Émerge


Amicizia
Guidu _______

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.