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13 septembre 2006

Commentaires

Je découvre avec un immense bonheur votre revue littéraire...C'est magnifique ...et étonnant... depuis la disparition de la défunte revue RIGIRU et une éphémère tentative vite avortée de l'Université de Corti sur les poésies, peintures et sculptures des îles méditerranéennes ...j'avais le triste sentiment d'une terre littéraire en friche...
Merci à votre revue d'avoir pris la relève...
Cordialement...et à bientôt sur votre site...

Jean-Mathieu Colombani, j'ai pris l'initiative de vous mettre en lien sur appuntamentu.com, de telle sorte que votre adresse de messagerie ne soit pas apparente. Cette précision pour que les lectrices et lecteurs de Tdf n'imaginent pas que vous vous autopromouvez...

c'est le vent du soir
qui gémit dans les arbres,
ce n'est que le vent du soir,
emmenant les nuages noirs
pleins de pluie à l'ouest,
et qui bientôt s'ouvriront,
et la pluie arrivera,
lentement, puis, bruyante,
elle me fera lever la tête
de la page,
c'est le vent du soir
qui souffle dans les arbres,
ce n'est que le vent,
emportera t-il l'adieu
dans la page que je lui
ai envoyée aujourd'hui,
la page qui s'est offerte
blanche et qui s'est remplie
de nuages noirs,
la pluie viendra bientôt,
fermons la fenêtre,
je l'entends dans le lointain,
ce n'est que le vent du soir,
ce n'est que le vent.
clem

Chère Angèle,
Je m'autorise un commentaire sur un mot. Ce mot d' "austère" qui, à la lecture de votre billet, m'a porté jusqu'au dictionnaire, car je sentais en moi quelques réticences à l'accepter pour Reverdy.
En ouvrant donc le Petit Robert, j'y ai trouvé les synonymes "puritain", "rigoriste", ou "sévère", "dépouillé" mais sans contexte positif...
Et je compris alors mes réticences. Reverdy, dans ses qualités essentialistes, s'il faut tenter de le classer, n'est que faussement austère. Penser qu'il l'était, est, je pense, bien exagéré, un détour trop facile par le monastère qui se trouvait tout proche.
Quant à ces poésies, pour ma part, je ne trouve pas cela plus austère qu'un Guillevic, par exemple ; enfin, j'y trouve beaucoup plus de chaleur que chez d'autres, une chaleur douce, et essentiellement humaine.

Merci, Cordesse, pour cette intervention. Oui, je comprends votre réticence face à l'emploi de ce mot "austère". J'ai voulu dire par là : "qui se refuse à toute facilité". Qui est une des acceptions (positives) que donne le TLFi. Peut-être est-ce une acception trop XIXe s. pour le Robert qui est un dictionnaire d'"encodage" de la langue contemporaine ?

Pour moi, "austère" ne veut pas dire "sans humanité", "sans chaleur", mais plutôt "limité au nécessaire", "sans décor", ou bien "sans chichi" - et cela peut être très positif !

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