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24 juillet 2006

Commentaires

Et, pour tes maux, la voie
c’est que
tes mots se fassent voix

ON NE M'A PAS DONNÉ LA PAROLE

Si on m'avait donné la parole
J'aurais sûrement bafouillé,
J'aurais voulu
Faire un clin d'œil au soleil,
Ecrire avec de la peinture dorée
Sur un mur de brique,
Mettre mon pied dans le caniveau
Pour en détourner le courant,
Renverser les chevrons
De cette houle miniature,
Poser mes mains sur une balustrade
Pencher ma tête en avant
En me cachant derrière mes cheveux,
Faire des bulles de savon avec de l'encre violette,
M'insérer dans le sillon d'un disque
En me mêlant d'un peu plus près
A l'interstice qui fait la musique,
Dessiner sur la poussière de la vitre avec mon index,
Fermer les yeux dans le soleil
Pour voir la lumière s'iriser,
Souffler entre deux feuilles de papier
Qui se seraient mises à tressaillir.

Mais pourquoi donc me suis-je tu ?

L’avion maintenant survole la mer…dans le lointain s’approche une montagne fluctuante…un contre-jour violent déplie ses froissures telluriques… ce drapé de granit la recouvre entièrement de neige …c’est une île-montagne …l'île… son île …nelle loro giovani vite è racchiuso il percorso di un fiume montano che, incrociandone un altro, genera nuovi affluenti… altre anse… disegna nuove discese… nuova forza pur mantenendo alcune caratteristiche dei corsi iniziali… lei rimane a guardare lo scorrere dell’insieme di quelle acque tranquille che a volte si agitano alla ricerca di nuovi itinerari e si chiede se avrà mai la fortuna di dar vita ad altra vita…

Amicizia
Guidu _____

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