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30 mai 2006

Commentaires

Quelle coïncidence ! Je suis moi-même en train de lire cet éblouissant roman, je n'en suis qu'à la moitié. Je n'avais pas vu le titre en haut du texte, c'est en lisant les premières lignes que j'ai réagi et c'est surtout avec le mot Gumpendorf que j'ai réalisé qu'on parlait ici de Villa Amalia. J'en suis à l'épisode sur les îles volcaniques dans la baie de Naples et, ce qui est drôle, c'est que je pensais sans cesse à toi Angèle et combien tu aimerais lire les descriptions parfaitement évocatrices, à ma connaissance, de cette partie du monde. J'ai aussi repensé à quelques peintures de Ravello que Guidu avait mises en ligne il y a quelque temps.
Magnifique lecture. Merci d'en parler si bien.

Merci, ma chère Pascale, de ta réactivité si matinale à mes "Gravitations". Merci aussi de penser à moi et à Ravello en lisant ce roman "éblouissant". Figure-toi que moi-même j'ai projeté sur le personnage d'Anne Hidden le visage et la silhouette de la musicienne Laurence Equilbey. J'ai eu l'occasion de voir Laurence Equilbey, qui dirige le Choeur de Chambre Accentus. Et je suis sortie de ce concert bouleversée. Pourquoi est-ce elle que j'ai imaginée tout au long de ma lecture ? Sans doute, au-delà du rapport très étroit et très dense des deux femmes à la musique, une certaine correspondance physique, une forme d'indépendance exigeante. Et ce qui m'a mise sur cette voie, c'est "la petite hutte-Gumpendorf", ou plus précisément ce nom allemand de Gumpendorf, dont tu sais peut-être, toi, quelle est la signification. Car je soupçonne que Gumpendorf a un sens particulier, hors l'allusion à la maison de Haydn. Tu me diras quand tu auras achevé la lecture de Villa Amalia. Merci à toi.

Elle est Eliane, Anne, Ann Hidden. Elle est complexe, attirante et en même temps mystérieuse. Comme le dit si bien Angèle, un personnage qui reste en mémoire. Le livre refermé, on continue de vivre avec Ann.
C'est un très beau commentaire sur ce livre, Angèle.

Après petite recherche (je suis loin d'être une germaniste accomplie), j'ai découvert que le mot "Gumpendorf" vient du vieux mot "gump", signifiant une petite mare ou un bras d'eau (à la suite par exemple d'une inondation). Gumperdorf est d'ailleurs une ville dans la vallée de Vienne qui connait de fréquentes inondations (lien).
Ce choix du mot est intéressant car j'ai été frappée à la lecture de Villa Amalia, par la présence constante de l'eau sous forme de pluie, de rivière, de mer, et son effet sur les personnages du livre est loin d'être anodin.


Et j'ai bien sûr oublié de préciser que "dorf" signigie "village". Oubli réparé avec mes humbles excuses !

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