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16 mai 2006

Commentaires

Des résonances, Angèle, et tout ce qu'il faut d'écarts-jazz, avec un des récents textes de "poésie mode d'emploi" dont je vous recopie le début...

BLEU QUE JE T'AIME BLEU

Le Bleu ce n'est pas que le blues
j'écoute Mingus
Le Bleu ce n'est pas que le bleu des pleurs
je lisais Venaille- pourquoi tu pleures ? dis - parce que le ciel est bleu
Le Bleu ce n'est pas que la grenouille de Spinoza et sa réalité intrinsèque La grenouille de Perros au fond d'un lavoir breton
.....
(8 mai 2006)

Merci chère Angèle, pour cet œil bleu (de Klein), déclin …accompagné de ce génial Michel Petrucciani !
Votre Rhapsody in blue est une bien belle suite à :

“ …Ca commence tout doux. Puis d’un seul coup le mouvement s’accélère, le piano prend de la vitesse. Kenny est couché sur le clavier, ses doigts volent, s’entrechoquent. C’est la défonce totale. Le piano vrombit de toutes ses fibres. La salle comble vibre. Les respirations sont suspendues au-dessus du sol. Les applaudissements fusent selon un rituel qui dessine peu à peu ses formes. La bière coule à flots. La lumière bleue avale les cercles de fumée blanche qui montent au plafond. Demain, tard dans la nuit, ce sera Tommy Flanagan. Au Blue Note. She loves New York…!

que vous écriviez dans TdF le 28 novembre 2005.

Chère Angèle,

Voici de Jolyon Derfeuil :

Part 7_____
Je rêve de foutaises et de soleil
Et de sax rutilant
Et de cravate en soie
Toujours mieux que les boutons blues
Le petit matin
C’est pour le rappel
Après, je vais me rouler sur le comptoir
Je flinguerai jusqu’à l’aube de la 17ème rue
Pour réviser mes jobs
Et mes liasses de dollars
Orgies sous Brooklyn
Les pas doux des léopards
Qui se cachent sous les voitures
Misère du jazz, foutaises
Tous près, les échos d’une bagarre
Les couteaux cruels
Qui se nettoient dans le sang
Je me lave aussi
Un nuage sur la nuque
Mais qui a parlé de poudre blanche ?
Je me souviens que tous les matins
Charlie Parker, Charlie
Faisait toujours son lit…

Et votre All blues aussi!

Amicizia
Guidu___

Ps : lire les Free Jazz Poems de Jolyon Derfeuil

Vivement New York, caru Cavaliere, que je puisse enfin retrouver le tempo !

Another way of Blues, from Chet Baker… pour ta maisonnée sous le bleu...
____________________________

I get along without you very well, of course I do


Except when soft rains fall and drip from leaves, then I recall
The thrill of being sheltered in your arms, of course I do.
But I get along without you very well.

I've forgotten you, just like I should, of course I have;

Except to hear your name, or someone's laugh that is the same.
But I've forgotten you just like I should.

What a guy! What a fool am I?
To think my breaking heart could kid the moon.

What's in store? Should I 'phone once more?
No, it's best that I stick to my tune.

I get along without you very well, of course I do;

Except perhaps in pring, but I should never think of spring
For that would surely break my heart in two.

« I Get Along Without You Very Well », Version Frank Sinatra.

BLEU

Dans tes rêves il reste un éclat de moi
Une perle d’eau, d’ocre enracinée
C’est comme le vent triste image à tes cotés
Je suis un nuage bleu amoncelé

Bleus des tempes protégées
Qui traînent leur lot de masques envisagés
Comme des dentures apprivoisées

Bleus des lampes allumées
Qui cassent le temps des rêves enrubannés
Comme des luges blanches à glisser

Bleus des draps sur toi posés
Qui habillent nos corps de sève
À prendre les mains levées

P


Jazz Colours par Jürgen Born.

Amicizia
Guidu___


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