Yves Bonnefoy/Les Planches courbes (I)
Feuilleton pédagogique à l’usage des lycéens
Sur la demande réitérée de nombre de mes anciens élèves et au vu des courriers que je reçois ces derniers temps, j’ai pris l’initiative d'entreprendre (en exclusivité pour Terres de femmes) une lecture personnelle de l’une des œuvres au programme du baccalauréat (épreuve de français, Terminale L), en l’occurrence Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. Tout au long des semaines à venir, je mettrai régulièrement en ligne sur TdF les écrits qui font suite à cette lecture.
Je remercie Guidu d'avoir si volontiers accepté d'illustrer chacun des épisodes d'un diptyque photographique, selon sa libre et riche imagination, mais cependant au plus près de l'esprit du texte de Yves Bonnefoy.
N.B. Pour visualiser le plan détaillé de la lecture en cours, CLIQUER ICI.
YVES BONNEFOY, LES PLANCHES COURBES
Divagations autour du titre du recueil
Le titre éponyme du recueil (Les Planches courbes, Mercure de France, 2001 ; Gallimard, Collection Poésie, premier dépôt légal en 2003) est un titre énigmatique qui prête à interrogation autant qu’à rêverie. Ce titre étrange recouvre un ensemble de sept recueils et emprunte au cinquième recueil son intitulé. Ce cinquième recueil occupe sans doute une place charnière dans l’œuvre, un « seuil » peut-être. À l’intérieur des Planches courbes se succèdent La Pluie d’été, La Voix lointaine, Dans le leurre des mots, La Maison natale, Les Planches courbes, L’Encore aveugle, Jeter des pierres.
Trois recueils forment à eux seuls un tout. Dans le Leurre des mots, La Maison natale, Les Planches courbes. Ce tout permet d’aborder l’œuvre poétique d’Yves Bonnefoy et d’en appréhender composantes et lignes de force. La poésie comme acte de présence au monde.
Un titre énigmatique
Avant même d’ouvrir le recueil, le lecteur s’interroge sur le titre et sur son sens : qu’appelle-t-on des « planches courbes » ? L’expression appartient-elle à un domaine spécifique ou est-elle une expression propre au poète ? Quel sens donner à ce titre ?
Le Grand Robert de la langue française fait l’impasse sur cette expression. De même que le Grand Larousse de la langue française et le TLFi.
Procédons autrement. Et décomposons l’expression. Le mot « planches » évoque la matérialité d’« une pièce de bois plane, plus longue que large » (Robert de la Langue française). Implicitement, le bois s’impose, comme matériau d’origine. L’adjectif « courbes » qui accompagne ici le nom évoque, lui, une forme. Une forme incurvée, en apparente contradiction avec l’idée même de planche, plutôt associée à l’idée de rigidité. Le lecteur peut en déduire que les « planches courbes » appartiennent au monde du poète.
S’agissant du titre d’un recueil de poésie, ce titre sans prétention surprend. Voilà le lecteur confronté à une première énigme, celle des mots. Peut-être alors lui faut-il se laisser guider dans le voyage poétique du poète, car Les Planches courbes sont une invitation au voyage. Un voyage au cœur du temps, un voyage au cœur des mots. Peut-être, alors, le grand enfant attentif trouvera-t-il, chez le passeur Yves Bonnefoy, des pistes de réponses.
Les réponses à l’énigme première existent. Elles sont nombreuses. Mais puisque l’expression des « Planches courbes » a donné son titre à un recueil dans le recueil, autant se diriger vers ce recueil. Il est question de « planches courbes » page 104. Elles servent d’appui à l’enfant à l’intérieur d’un esquif, d’une barque. Or la barque est présente dès le premier recueil de la trilogie (page 72). Avec elle se tisse tout le champ lexical de la proue, de la poupe (page 74), de la vague, de la rive, de l’île, de l’errance.... L’allusion à la forme des planches nous est donnée explicitement page 76 : « Les planches de l’avant de la barque, courbées… ».
Plus loin, page 87, le narrateur confie :
« Je suis couché au plus creux d’une barque,
Le front, les yeux contre ses planches courbes
Où j’écoute cogner le bas du fleuve… »
Et toujours, dans le même poème, la matière et d’autres matériaux nous sont donnés, associés à des odeurs : « le bois », « le goudron », « la colle » (page 87).
Les « planches courbes », en rapport étroit avec la barque, en sont la figure métonymique. La barque elle-même semble une variante de la maison natale ou encore du poème. Ce sont les lieux qu’habitent l’enfant ou l’aède. La barque est reliée au monde de l’enfance, de la mémoire, du sommeil. Elle est ce qui permet le passage d’un monde à un autre, de la vie à la mort, elle est ce qui permet de concilier les contraires - planches/courbes -, les inconciliables - le langage, ses leurres et la poésie. Elle est à relier à Ulysse, symbole de l’errance poétique ; et à Charon, le nautonier, auquel nul n’échappe, pas même le poète.
La barque de l’enfance est aussi ce qui s’oppose au navire encombré et aveugle des adultes :
« Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes
Débordants de choses fermées » (page 72).
Polysémique, la barque est cet abri dans lequel se love l’enfant pour se mettre à l’affût du monde. Elle est le berceau des mots du poète.
Dans le leurre des mots
D’un rivage à l’autre de la vie, entre sommeil et éveil, se glisse la poésie. « Mensonge », « illusion » ou « leurre » pour la plupart des hommes, la poésie est, pour l’aède de ces chants, le seul mot qui résiste au temps et aux « désastres ».
Le titre du recueil, Dans le leurre des mots, fait écho au titre d’un recueil antérieur : Dans le leurre du seuil (Mercure de France, 1975). Ainsi, d’un recueil à l’autre de l’œuvre poétique d’Yves Bonnefoy, se tisse une partition polyphonique. Dans laquelle des mots se répondent en écho. Ainsi du mot « leurre », mot qui est récurrent chez le poète.
Terme emprunté à la fauconnerie, le mot « leurre » renvoie à l’idée de piège, de mensonge, d’illusion. Mais aussi d’attirance. Attirance pour la beauté, pour la magie d’Armide et de son jardin, pour le langage. Et si l'on s’amuse à établir un parallèle entre ces deux titres, il est possible d’imaginer que « seuils » et « mots » sont très proches, ont les mêmes pouvoirs. Qu’ils sont interchangeables. Le « seuil » n’appartient-il pas au champ lexical du passage, tout comme la barque ? Cette passeuse de rêves et de souvenirs. Qui conduit son passager vers la sombre rive de la mort. Ou comme le monde du langage ? L’univers des mots n’est-il pas, comme l’univers des rêves et des souvenirs, semblable au « jardin d’Armide », un univers du « leurre » ?
« Partout en nous rien que l’humble mensonge
Des mots qui nous offrent plus que ce qui est
Ou disent autre chose que ce qui est… » (page 73)
Dès lors, la question qui se pose est de savoir comment dépasser le « leurre » ? Comment concilier le langage, avec ses limites, et la poésie. Comment faire pour que le langage devienne poésie ?
Suite : Yves Bonnefoy/ Les Planches courbes (II)
Angèle Paoli/TdF
| * Plan détaillé de la lecture des Planches courbes. Pour accéder à chacune des étapes de lecture, cliquer sur les chiffres romains soulignés. - Les Planches courbes (I) ; Divagations autour du titre du recueil. Un titre énigmatique. Dans le leurre des mots. - Les Planches courbes (II); LA STRUCTURE DE L'ŒUVRE. DANS LE LEURRE DES MOTS. PREMIER VOLET. 1. Ancrages ; - Les Planches courbes (III) DANS LE LEURRE DES MOTS. PREMIER VOLET. 2. Le retour d’Ulysse ; - Les Planches courbes (IV); DANS LE LEURRE DES MOTS. PREMIER VOLET. 3. L’impossible oubli. 4. L’avancée dans le rêve. - Les Planches courbes (V) ; DANS LE LEURRE DES MOTS. PREMIER VOLET. 5. Les trois acteurs du rêve. 6. De la fragilité de la voix. VOCABULAIRE PORTATIF. - Les Planches courbes (VI) ; DANS LE LEURRE DES MOTS. DEUXIÈME VOLET. 1. Le risque du « je ». 2. La « chimère retorse ». - Les Planches courbes (VII) ; DANS LE LEURRE DES MOTS. DEUXIÈME VOLET. 3. La promesse. 4. Prendre le risque. 5. « De la musique avant toute chose ». - Les Planches courbes (VIII) ; DANS LE LEURRE DES MOTS. DEUXIÈME VOLET. 6. La poésie, entre désespoir et espérance. - Les Planches courbes (IX) ; LA MAISON NATALE. APPROCHE. 1. Itinérance dans La Maison natale. 2. Petite fantaisie allégorique. - Les Planches courbes (X) ; LA MAISON NATALE. PREMIER POÈME. 1. Une arche de Noé sans vie. 2. Le vaisseau de la véranda. 3. La « sans-visage ». 4. Eurydice, est-ce toi ? 5. Le jeu des allitérations en « S ». 6. Ambiguïtés de la maison natale. - Les Planches courbes (XI) ; LA MAISON NATALE. SECOND POÈME. 1. Un décor de désastre. 2. Le jeu de glissement des images. 3. La rencontre. 4. De l’autre côté du « voile d’eau ». 5. Ambiguïtés du rêve. - Les Planches courbes (XII); LA MAISON NATALE. TROISIÈME POÈME. 1. Sur le seuil. 2. Une scène de conte. 3. L’échange. 4. L’énigme. 5. Le châtiment de Cérès. 6. La dérision de Cérès. - Les Planches courbes (XIII) ; LA MAISON NATALE. TROISIÈME POÈME. 7. Qui est Cérès ? 8. La Cérès de Adam Elsheimer et de Yves Bonnefoy. 9. Une quête éperdue. 10. Appel à la compassion et à l’amour. - Les Planches courbes (XIV). LA MAISON NATALE. QUATRIÈME POÈME. 1. Miroirs. 2. La collecte des souvenirs. 3. « Sur la route vide ». - Les Planches courbes (XV) ; LA MAISON NATALE. CINQUIÈME POÈME. 1. Les lieux du rêve. 2. Le ventre protecteur de la barque. 3. La montée de l’angoisse. 4. L’exil. - Les Planches courbes (XVI) ; LA MAISON NATALE. SIXIÈME POÈME. 1. Un espace de transition. 2. « L’avènement du monde ». 3. « Cet autre feu » ; - Les Planches courbes (XVII) ; LA MAISON NATALE. SEPTIÈME POÈME. 1. L’énigme du père. 2. Père et fils. 3. L’offrande. - Les Planches courbes (XVIII) ; LA MAISON NATALE. SEPTIÈME POÈME. 4. La parenthèse de la partie de cartes. 5. Interprétation personnelle ; - Les Planches courbes (XIX) ; LA MAISON NATALE. HUITIÈME POÈME.1. « La maison qui fut et rien de plus ». 2. Le face-à-face des parents. 3. Le père ; - Les Planches courbes (XX) ; LA MAISON NATALE. NEUVIÈME POÈME. Emboîtements poétiques : De Bonnefoy à Keats et de Keats à la Bible ; - Les Planches courbes (XXI) ; LA MAISON NATALE. DIXIÈME POÈME. 1. Le simple et les sens. 2. La troisième offrande. 3. « Les grandes voiles » rassembleuses ; - Les Planches courbes (XXII) ; LA MAISON NATALE. ONZIÈME POÈME. 1. Le « chemin » au « chardon bleu ». 2. La mort/La poésie ; - Les Planches courbes (XXIII) ; LA MAISON NATALE. DOUZIÈME POÈME. 1. Confrontations. 2. Naufrage de « beauté et vérité ». 3. Réhabilitation de Cérès ; - Les Planches courbes (XXIV) ; LES PLANCHES COURBES. 1. Continuité et diversité des Planches courbes. 2. Un récit entre mythe et merveilleux. 3. Le dialogue ; - Les Planches courbes (XXV) ; LES PLANCHES COURBES. 4. La question du père. 5. Les femmes, figures tutélaires du foyer. 6. Le passage du fleuve, une nécessité. 7. Le passeur christophore ; - Les Planches courbes (XXVI) ; LES PLANCHES COURBES. 8. L’épreuve de la paternité. 9. Le refus de la paternité. 10. La réalité contre le rêve. 11. La nature divine de l’enfant. 12. Le salut par la poésie. |
Lire/voir/écouter aussi : - (sur WebLettres) sélection des ressources en ligne consacrées aux Planches courbes ; - Colloque Bonnefoy (Sorbonne 2005) : Marie-Claire Bancquart, Professeur émérite à Paris-Sorbonne, « Mémoire personnelle et mémoire mythique dans Les Planches courbes ». Compte rendu de Simone Lopez. Cliquer ICI ; - (sur le site Université de tous les savoirs), écouter/voir la vidéo d'une conférence d'Yves Bonnefoy (La parole poétique) du 17 novembre 2000. Téléchargeable en Windows Media ou en Real Vidéo ; - Bio-bibliographie d'Yves Bonnefoy sur le site du Collège de France; - (sur le site du Scéren) écouter un entretien audio avec Yves Bonnefoy sur le recueil Les Planches courbes (16 décembre 2005, Collège de France); - (sur audible.fr) la voix d'Yves Bonnefoy, disant un extrait des Planches courbes (LA MAISON NATALE, IV, V, VI, VII, VIII, IX [extrait]). |
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Pourquoi donc associer l'expression "figure métonymique" à la notion de concept ? La métonymie est un trope, un procédé parmi d'autres dont dispose le poète pour tenter de rendre compte partiellement d'un tout qui se dérobe (à la mémoire, à l'écriture...). L'image des planches courbes qui donne son titre au recueil est une image polymorphe, polysémique aussi. Elle échappe donc par sa nature au caractère figé du concept.
Rédigé par: Angèle Paoli | 04 mars 2008 at 13:30
Vous dites au milieu de votre commentaire que le titre même de l'oeuvre, Les Planches courbes, est une figure métonymique de la barque, barque qui revient de nombreuse fois dans le recueil. Doit-on comprendre que partant de ce principe, Bonnefoy place son ouvrage sous le signe du concept, concept qu'il combat pourtant en se présentant comme étant un fervent défenseur de la présence, et qu'il annonce dès le titre l'incapacité de la poésie à atteindre cette présence et la victoire de la rationalité de l'homme sur sa capacité d'être au monde ?
Rédigé par: Buse | 27 février 2008 at 22:45
Ci-après un entretien [format RealAudio] que le poète vient d'accorder à Radio Prague.
Rédigé par: Webmestre de TdF | 04 novembre 2007 at 20:02
Je viens d'apprendre que le prix Kafka a été remis à Yves Bonnefoy à Prague.
C'est mieux que rien, il méritait mieux notre poète pugnace... Il a une belle oeuvre derrière lui qui célèbre les poètes, les peintres et surtout la poésie.
Amicizia da lontano
Sergiacciu
Rédigé par: Serge Venturini | 31 octobre 2007 at 14:52
Juste une piste que vous pouvez aisément retrouver sur Internet.
Je vous cite un extrait de la conférence qu’a tenue Marie-Claire Bancquart à la Sorbonne : « Mémoire personnelle et mémoire mythique dans Les Planches Courbes » dans le cadre d’un Colloque consacré aux Planches courbes d'Yves Bonnefoy (14 septembre 2005) :
[Début de citation] « Dans le poème « une pierre » (p. 14), évoquant un présent (« Nuées, ce soir ») contemplant un passé (« Tout était pauvre »…), avec « La même étoffe rouge dégrafée », on pense aux réflexions de Bonnefoy dans son ouvrage consacré à la peinture, Le Nuage rouge, où il décrit Les Bergers d'Arcadie de Poussin. Le personnage féminin dans le tableau : c'est la femme « quand elle assure le rapport au monde d'un homme » . Un « nous » à deux, sans doute, qui reparaîtra dans la suite du texte. » [Fin de citation]
Rédigé par: Webmestre de TdF | 01 février 2007 at 21:21
Merci pour cette aide précieuse :
J'ai vu un sujet de bac traitant d'un "nuage rouge", avez-vous une idée de ce que c'est ?
Je sais que Bonnefoy a écrit un livre de ce nom mais je ne vois rien qui s'y rattache dans Les Planches Courbes...
Merci encore.
Rédigé par: Mirissa | 01 février 2007 at 20:17
Bonjour, je tenais à vous remercier car vous avez vraiment éclairé ma lecture des Planches Courbes. Votre blog est très bien réalisé et je m'en vais de ce pas le conseiller à mes camarades de terminale L.
Rédigé par: Brigitte | 14 janvier 2007 at 11:03
bonjour .. je suis en terminale literraire et ma professeur de littérature nous a donné un devoir portant sur le theme de la lumiere dans "dans le leurre des mots". j'ai beau chercher, les seules choses qui me viennent sont le rapport avec "l'espoir", "la quête de la vérité" et "lumière/vie, pénombre/mort" .. aurais-je oublié quelque chose ? auriez-vous de l'aide à m'apporter ?
Rédigé par: jennifer | 02 octobre 2006 at 20:43
Bonjour Lili,
Je t'aurais bien répondu personnellement, mais ton adresse de messagerie est incorrecte.
Bonne journée,
Angèle Paoli
Rédigé par: Angele Paoli | 17 mai 2006 at 11:11
Bonjour,
Merci pour votre aide précieuse.
De la part d'une élève de terminale L !
Rédigé par: Lili | 17 mai 2006 at 09:03
Merci, Edith, merci, mais je crois qu'entendre Yves Bonnefoy parler en direct de ses propres ouvrages, ça doit être une expérience irremplaçable. Voilà bien un homme que j'aimerais rencontrer. Et écouter ! Tellement il m'émeut et me bouleverse ! "Mais, Madame, peut-être que vous l'aimez ?" aurait dit une de mes anciennes élèves.
Rédigé par: Angèle | 05 mai 2006 at 00:05
Je m'embarque comme vous autres dans la confrontation de ma lecture des Planches courbes avec le travail d'analyse qu'Angèle nous propose ici.
Et je retrouve avant toute autre chose le plaisir de la lecture suivie ou commentée, plaisir presque oublié de mes années lycée mais sublimé par le pouvoir (avantage du temps qui passe) de savoir mettre sa propre lecture comme base de l'étude.
A noter le passage d'Yves Bonnefoy dans le nouveau centre culturel de la capitale Bretonne "Les champs libres" ce jeudi 10 mai. Malheureusement la rencontre affiche complet depuis plus d'une semaine, Mr Bonnefoy ayant limité à 150 le nombre de places.
Grande déception de ne pouvoir y participer.
Heureusement les références audio-visuelles citées ici et les pertinents commentaires d'Angèle devraient limiter ma frustration de ne pouvoir entendre parler le poète.
Rédigé par: Edith | 04 mai 2006 at 18:27
Marielle, Nobody, Alfred, merci à tous trois de votre soutien enthousiaste. Il y en a bien d'autres, cachés ça et là dans les courriers personnels. Cela me conforte dans cette entreprise délicate, que je conduis, jour après jour. La barque continue de tracer son sillon à l'avant de la proue. Je me prends à me laisser guider par le "passeur" invisible, dépliant patiemment avec lui les méandres de la mémoire dont je suis la captive consentante.
Rédigé par: Angèle Paoli | 29 avril 2006 at 12:01
Superbe initiative Angèle! Je vais parcourir Les Planches courbes en suivant ta lecture, pertinente et intéressante, comme toujours avec toi. J'aime beaucoup ton approche et le langage que tu emploies, clair et précis. Merci pour tout cela... et tout le reste aussi, on ne le dit jamais assez !
Rédigé par: Marielle | 26 avril 2006 at 19:09
Pas seulement à l'usage des lycéens ton analyse, Angèle ! Ton étude va me permettre de relire avec plus d'attention Les Planches courbes... Je t'en remercie vraiment !
Rédigé par: nobody | 26 avril 2006 at 13:52
Belle initiative qui, à mon avis, vu la perplexité des quelques lycéen(ne)s, pourtant doué(e)s, que je connais, a toutes les chances d'être utile ! ;)
Rédigé par: Alfred Teckel | 14 avril 2006 at 11:31