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18 avril 2006

Commentaires

Bien entendu, je pense tout de suite à Alice tombant dans un puits interminable et découvrant le pays des merveilles.

Je pense aussi à Villa Amalia de Pascal Quignard, et à cette femme qui, en voulant disparaître, va se (re)découvrir.

C'est drôle mais ces lignes m'ont immédiatement remis en mémoire "Chair siamoise de ton corps", je ne sais pas, quelque chose dans le malaise, dans cette espèce de souffrance implacable du corps... Intéressant, non, comme on peut être hanté par des thèmes récurrents dans notre vécu ?


Quelle acuité du regard, Pascale, et quelle écoute !
Je ne suis pas certain qu'Angèle se souvienne vraiment que Chair siamoise de ton corps est un texte en miroir d'un autre Chair siamoise. Celui de l'Instable 14.

Chair siamoise

Chair siamoise de nos enfances
tu gis dans nos rêves oubliés
de sang chaud
de mémoire exaltée
de délires et d’effervescence
tu vibres en nos fibres cachées
là où se joue la dés-errance
de nos pensées inavouées

Elle est bien là l'"officiante de la noire Isis (une "Gémeaux" qui balance entre une double postulation apollinienne/dionysiaque)". Pascale, j'en profite pour te suggérer de (re)lire le poème d'Adonis : "C'est l'heure de l'insomnie".


Merci à tous trois, Myriade, Pascale et Yves. Tout ce que vous dites est juste et je vois que vous me percevez, chacun à votre manière, tout à fait bien.
J'ai hésité à lire Villa Amalia, mais je crois que je vais me laisser tenter. Merci.

J'ai lu et relu ce texte qui m'a captée, captivée.
L'enfance et son attente-méditative-qui surgit, seule réalité, sur le réel de l'angoisse, la mort peut-être, la conscience d'être au monde dans ce qui échappe de la vie.
On est plongé dans la mémoire, cette chute et les images qui se télescopent.
L'âme-guenille dans son errance, quelque chose de la blessure qui habite chacun.

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