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22 avril 2006

Commentaires

Bonjour,
je découvre avec intérêt et plaisir votre blog. Je m'y sens bien… Merci d'avoir parlé de Kathleen Ferrier, à mon goût, trop oubliée aussi.
Bonne continuation.

Et encore, de la même Ville orange de E. Motsch, p. 135 :
"Nun will die Sonn 'so hell aufgeh'n." Après la nuit, si noire fût-elle, le soleil se lève, chante Kathleen Ferrier dans les Kindertotenlieder. [...] Comme il s'est levé après la mort de la chanteuse, à quarante et un ans, d'une leucémie. Sa voix étrange et naturelle, irréelle et féminine, grave et androgyne, cette voix qui vient de la nuit et parle au jour, dit que tout recommence ou plutôt que tout continue."
Voilà pour commencer la journée en beauté, avec émotion...
Amitiés à tous,

Merci de nous offrir autant en partage...! Il est passionnant de découvrir sous d'autres angles certains auteurs et autres artistes que l'on connaissait mais qu'une ou même plusieurs lectures et approches ne suffiront jamais à en épuiser l'infinie richesse ! La Voix de Kathleen Ferrier est toujours nouvelle, toujours aussi pénétrante ; de même ordre sont les écrits d'Yves Bonnefoy.


Comment ai-je pu ignorer ce billet alors que j'écoute si souvent Kathleen Ferrier interpréter "Das Lied von der Erde" de Mahler et les mélodies de Brahms ? De sa voix jamais entendue, une vraie voix de contralto, d'une couleur intime et lointaine. Une voix jamais forcée, posée sur le chant, délicatement pour en éveiller la mélancolie.

Un des lieder que j'aime réécouter de Malher (d'après le poème de Friedrich Rückert)
Je respirai une suave senteur de tilleul

"Je respirai une suave senteur de tilleul./Dans la chambre se dresse/une branche de tilleul/,le don/d'une main chère./Qu'elle était chère sa senteur !

Qu'elle est aimable sa senteur !/Délicatement tu cueillis/le brin de tilleul./Je respirai doucement/dans la senteur du tilleul/le doux parfum de l'amour."


Ich atmet' einen linden Duft

"Ich atmet' einen linden Duft./Im Zimmer stand/ein Zweig der Linde./ein Angebinde/von lieber Hand./wie lieblich war der Lindenduft !

Wie lieblich ist der Lindenduft !/Das Lindenreis/brachst du gelinde ./Ich atme leis/im Duft der Linde/der Liebe linden Duft."

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