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18 mars 2006

Commentaires

J'ai été frappée récemment d'une double analogie entre Marie Etienne et la poète Hélène Dorion, alors même que leurs oeuvres sont très dissemblables. Chez l'une et l'autre, cette idée que l'écriture explore petit à petit des fragments d'un tout en cours de constitution, des pans de fresque, des morceaux de mosaïque et chez l'une et l'autre aussi l'idée que l'écriture est comme une lampe qui éclaire les parois sombres de la caverne, où seraient cette fresque ou cette mosaïque.
"La vie est faite à chaque instant d'une multitude de fragments disparates, le plus souvent sans liens apparents. Et pourtant tout est lié comme dans une mosaïque" (Hélène Dorion, Sous l'arche du temps, La Différence, 2005, p. 42).

Merci, Florence, pour cette mise en perspective intéressante des deux poètes. Très riche métaphore que celle de la fresque ou des fragments épars que l'écriture permet de restaurer. Au fil du temps. Une belle leçon de patience aussi.

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