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09 février 2006

Commentaires

A la vieillesse aimée

"S'il m'était possible
à moi de dire : "Oui, que je me souvienne !"
au lieu de ce cruel : "Foin de souvenirs"

Si ce passé mien
était pareil
à cette allée matinale,
plaisant, transparent, attirant l'or
bleu du matin
à l'orient !"

"Si pudiera decir
yo "¡Que sí recuerde!"
en vez de este cruel "¡Que no recuerde!"

¡Si su pasado mío
fuese como es esta alameda matinal,
gustoso, trasparente, atraedor al oro
azul de la mañana
por oriente !"

Juan Ramon Jiménez, Beauté, José Corti, pp. 41-43.

Est-il possible que moi, d'Italie, je doive découvrir des auteurs de langue italienne ...en français ?
C'est pourtant ce qui m'arrive en venant dans "L'Ile au Trésor" d'Angèle...
à travers cette poésie et quelques "rimando" que tu as indiqués, il me semble que les vers et le style de Pusterla sont "imprégnés" de montagne, à l'air sec, au profil essentiel, au parfum caché comme ces petites fleurs à protéger.
bises

Pour toi tout spécialement, madeinfranca, un regalo, un petit cadeau. Fabio Pusterla disant à voix haute le poème Paesaggio* (Paysage), extrait du recueil Le cose senza storia (Marcos y Marcos, Milano, 1994).

" Qui piove per giorne interi, tavolta per mesi.
I sassi sono neri d'acquate,
i sentieri pesanti [...]"

"Ici il pleut des jours entiers, pendant des mois parfois.
Les pierres sont noires d'averse,
les sentiers lourds. [...]" (traduit de l'italien par Béatrice de Jurquet et Philippe Jaccottet).

(J'envoie la traduction à qui me la demande).

Baci a te,

Angela/Anghjula

* Le format est en RealPlayer (Source Radio 3 : Fahrenheit - La poesia del giorno)

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