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29 janvier 2006

Commentaires

J'ai suivi ton invite et me suis replongée dans la lecture de Fernando Pessoa ce matin. J'y ai trouvé ce poème comme une réponse à tes deux dernières notes :

"Voilà

On prétend que tous mes écrits
Sont mensonge ou simulacre.
Point du tout : c’est avec
L’imagination que je sens.
Du cœur je ne me sers point.

Ce que je rêve ou que je vis,
Avec mes manques et mes échecs,
C’est comme une terrasse qui plongerait
Sur un plan plus lointain encore -
Et c’est en lui que la beauté réside.

C’est pourquoi j’écris au centre
De ce qui n’est pas tout près,
Maître de mon détachement,
Prenant à cœur ce qui n’est pas.
Sentir ? Du lecteur c’est l’affaire…"

Fernando Pessoa, Visage avec masques,> p. 46.

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