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20 janvier 2006

Commentaires

J'ai du mal à apprécier le cinéma italien et Fellini aussi malgré sa renommée. Je sais, ça fait peut-être un peu tâche, mais je ne suis pas certaine qu'il mérite tant d'intérêt. Cependant, je n'admire pas plus certaines pointures du cinéma français (je pense à Lelouch) arrf les goûts et les couleurs...

Cette remarque, qu'en raison de son caractère provocateur, j'aurais aimée plus argumentée, me conduit indirectement à me poser une question. Pour ne pas aimer LE cinéma italien, encore faudrait-il qu'il existe UN cinéma italien ? Quel lien y a-t-il en effet entre Blow-up d'Antonioni, Les Damnés de Visconti, Kaos des frères Taviani, Une journée particulière de Scola, Un thé au sahara de Bertolucci et Théorème de Pasolini ? La même question se pose dans le domaine de la littérature. Voilà un débat tout à fait à l'ordre du jour, et qui plairait à Camilleri, qui ne connaît et ne revendique de l'Italie que les "géniales" différences qui la composent. LE cinéma italien ou LA littérature italienne, ce sont des concepts jacobins à la sauce Berlusconi. C'est vrai que, grâce à la RAI, on va peut-être enfin la voir se réaliser cette impossible Unité italienne. En citant le nom de Camilleri, je me dis par-devers moi que le plus beau film sicilien que j'ai vu, c'est Sicilia ! tourné par deux Français exilés à Munich, puis à Rome, d'après un ouvrage interdit par le pouvoir mussolinien et par le Vatican.

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