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19 novembre 2005

Commentaires

Trugarezh/aramanzè

Le phare n’est qu’un sexe dressé condamné aux amours impossibles
Le gardien n’aura pas les honneurs de la belle cruelle, car il n’est pas marin
Dans son vaisseau immobile, il ne peut qu’être voyeur de sa propre solitude

Puisque nous sommes apparemment unis par un intérêt commun pour Rachilde et que vous recommandez à vos lecteurs la Revue d'Art, Littérature et Musique, je m'autorise à attirer votre attention sur l'article que j'y ai consacré à Rachilde dans le dernier numéro.

Même si je n'en parle pas avec votre talent, j'ai également été fasciné par l'audace littéraire de La Tour d'amour et la hardiesse de Rachilde en général.

J'espère que le phare de la Giraglia est moins sinistre que la Tour d'Ar Men, mais j'en suis persuadé car le soleil et les eaux bleues de la Méditerranée sont sans doute moins terrifiants que la côte de Brest et ses vagues diaboliques.

Avec mes compliments pour votre travail littéraire.

Benoît Pivert

Le phare de la Giraglia est presque aussi sauvagement terrifiant les jours de tempêtes si je m'en tiens au témoignage de l'ancien gardien, Angjhulu Caniffi (aujourd'hui tout est automatisé). La pointe du Cap Corse et son sentier de douanier aux abords de Tollare (un mot d'origine étrusque qui signifie "le bout du monde"|"finis-terres") me rappellent d'ailleurs fort souvent les côtes sauvages de la pointe du Raz (que j'ai la chance de bien connaître grâce à mon compagnon, d'origine bretonne...). Méfions-nous de la Méditerranée. Elle cache bien son jeu. J'en sais quelque chose. Les Cap-Corsines sont pour la plupart des femmes meurtries. Les bleus de l'âme... elles connaissent. Plusieurs membres de ma famille sont morts en mer... dont mon grand-père, le mari d'Angèle dont je porte le prénom.
Amicizia
Anghjula

Bonjour. J'ai découvert récemment cette écrivaine à la prose magnifique qu'est Rachilde. Je finis L'Animale et souhaiterais lire d'autres oeuvres mais ai du mal à les trouver, notamment, La Tour d'amour mais aussi L'Heure sexuelle dont Alfred Jarry fait mention dans [... Note du webmestre : message tronqué].


J'ai découvert Rachilde un peu par hasard et je me suis prise de passion pour cet auteur si particulier... Ses oeuvres sont peu accessibles mais on peut en trouver bon nombre, d'occasion, sur Priceminister. Je n'y travaille pas et ne toucherai pas de commission sur les ventes ! Bonne lecture à tous.

Merci de votre beau texte.
"Le Tout sur le Tout", très belle maison d'éditions aujourd'hui en veilleuse, avait publié un très beau fac similé de l'édition de 1916 (Crès, Paris) de La Tour d'Amour, en 1980. Certainement indisponible aujourd'hui à la suite de démarches de ce qu'on appelle des "ayants droit", appellation que ces gens affectionnent d'autant plus qu'ils ne savent pas écrire une ligne, ce modèle éditorial sera précieux au collectionneur!
On trouvera ici le catalogue de cette maison d'édition, plein de merveilles et patiemment reconstitué par un amateur intelligent.

Sur Rachilde, je vous recommande la lecture de mon étude, "Hysteria, Hypnotism, the Spirits and Pornography. Fin-de-siècle Cultural Discourses in the Decadent Rachilde", University of Delaware Press, 1999, 285 pp. En anglais, malheureusement. La BnF possède un exemplaire. Je remarque une faute de frappe dans l'entrée Wikepedia sur La Tour d'amour: la date de publication est bien 1899, et non pas 1889, faute corrigée dans la bibliographie.

Michael R. Finn, Ryerson University, Toronto,

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