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17 novembre 2005

Commentaires


En RISPONDE et antidote contre les piqûres de tarentules, Lu povero ‘Ntonnuccio.

Yves, la Corse n'est pas les Pouilles, ni la Calabre ou le Royaume de Naples. Et je ne connais pas en Corse de tradition cultuelle liée à Dionysos (plutôt à celui d'Isis ou à celui de Minerve). Et donc pas de thérapie musicale qu'aurait pu découvrir quelque jésuite savant, du genre Athanasius Kircher. Les jésuites sont d'ailleurs peu venus en Corse si je m'en tiens à Dorothy Carrington, sauf au moment de la Contre-Réforme pour remettre un peu d'ordre dans le débordement des franciscains. Quant à la tarentule, elle est moins dangereuse que l'apis Corsicae que semblait particulièrement craindre Sénèque au moment de son exil. Et puis, si je me souviens d'avoir dansé la saltarelle à Rome, je crois ne jamais avoir dansé la tarentelle. Merci en tout cas d'avoir pensé à Marco Beasley et à ce très beau disque d'Alpha, qui complète bien le disque sublime entièrement consacré à la tarentelle.

Vous n’avez sans doute pas dansé de tarentelle en Corse chère Angèle, pourtant si vous aviez été présente à la fête du four que j’ai donnée en mon village en août 2001 vous auriez pu danser un quadrilliu avec le groupe Tutti in Piazza !

Nos ancêtres, les hommes exclusivement, ont dansé La Moresca, une danse guerrière qui, comme son nom l’indique, était un héritage des barbaresques, et les femmes, quand la vendetta ensanglanta nos familles, dansèrent aussi U Caratolu , une danse funèbre en spirale autour de la tola sur laquelle était exposé un défunt assassiné dans une embuscade vengeresse…

A propos, connaissez vous La Moresca, suite de danses pour septuor à vent, percussion et piano du compositeur Henri Tomasi ?

Baci
@prestu

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