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10 novembre 2005

Commentaires

EROTISME et/ou PORNOGRAPHIE_______

Chère Angèle,

Connaissez-vous la revue
__IRONIE__
Interrogation Critique et Ludique …

qui précise : "Tous les textes publiés dans Ironie peuvent être reproduits, imités, ou partiellement cités, sans la moindre indication d'origine" ?

On peut y voir cette belle page : L'art de la caresse
Elle est éclairante, je crois, sur la question si souvent abordée des différences entre érotisme et pornographie. Vous savez l'intérêt que je porte à ce sujet !

Amicizia
Guidu____

Pour enrichir cette discussion, je vous fais copie de ce que j'écrivais pour Zazieweb en 2003 sur l'ouvrage de Jean-Claude Carrière. Comme beaucoup de mon entourage, je pense que la pornographie est bien l'érotisme du pauvre.

"Tout ce que vous voulez savoir sur la chose, la foufounette ou la flamberge, en osant pour une fois le demander. Ce grand livre des petits mots inconvenants est aussi une archéologie du savoir (les mots et les choses), mais du côté de l’enchantement. Un véritable florilège dionysiaque, une nomenclature éclatée et multicolore, pétillante d’allégresse et de drôlerie, bien utile en ces temps misérables de tristesse et de pauvreté du vocabulaire pornographique. Ce trésor savoureux pioché dans la mémoire vive des peuples est mis au jour « allegro vivace » par un esthète érudit et bon vivant. Jean-Claude Carrière, tout simplement. Oui, oui, le scénariste de Bunuel, l’ancien patron de la Femis et celui à qui nous devons le Mahabharata, et qui a revêtu ici sa robe de cordelier paillard, droit issu de l’Heptameron. Comme il est souligné en quatrième de couverture, "dans ce voyage aux quatre coins du vocabulaire érotique, nous découvrons que faire la chose ne suffit pas, encore faut-il savoir en parler". Mirifique, jubilatoire et irrésistible."


Le mardi 15 novembre 2005

Chère Angèle, quelle belle, et bonne, et savoureuse idée que cette déclinaison empruntée à Carrière de quelques-uns des mots pour le dire. La France n’est jamais aussi prolifique en vocables que lorsqu’il s’agit de nommer les parties dites intimes, au rang desquelles figurent bien sûr le porte-monnaie (alias bourse) et surtout son contenu. J’eusse aimé, oserai-je le dire, un petit supplément comme vous savez si bien les trousser, une invention angélienne (-ique ?) de votre cru (ici plane le fantôme d’une célèbre contrepèterie dont j’ai volontairement sectionné un lobe, de peur de provoquer le ciseau censeur de votre vigilant webmaster).
Je vous renvoie la balle avec quelques brefs extraits d’un poème de Raymond Federman récemment paru dans la très belle revue Fusées (n° 9).
Nul doute que les nombreux animateurs d’atelier d’écriture qui fréquentent, j’en suis convaincue, vos Terres (de Femmes) ne trouvent là une bien belle idée d’exercice.
Nul doute aussi que ces évocations picturales contribuent à l’explosion prévisible de votre audimat …et peut-être du mien, puisque je me permets de renvoyer à poezibao pour un autre extrait du même poème et son introduction hilarante, mais aussi pour en découvrir un peu plus sur ce grand bonhomme qu’est Raymond Federman.
« N’ayons pas peur des mots, ils n’ont pas peur de nous »
« J’espère, Angèle, que vous êtes aimée ».

Veuillez trouver, ci-dessous, chère Angèle, le dit extrait

(extrait de Le Musée des culs imaginaires)

"ils [les artistes] nous ont donné une stupéfiante
collection de culs. Par exemple
[...]
Les culs gracieusement balancés de Maillol
Les culs enculés de Moore
Les culs épanouis de Renoir
Les culs étriqués de Dubuffet
Les culs nerveux de Goya
Les culs anguleux de Holbein
[...]"

Du cul à la caresse ou de la caresse au cul ?

Merci, ma chère Florence, de ce commentaire fort inspiré! Et si bien troussé, aussi ! Je vous trouve bien coquine, pour ne pas dire un brin insolente. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Et je souris en vous lisant. Entre vous qui me servez cet appétissant Musée de culs imaginaires de Raymond Federman et Guidu qui m’offre les délices de la caresse, je peux dire que je suis comblée. Je ne dirai pas pour autant qu’entre les deux C mon coeur balance, je me trouve bien embarrassée pour choisir. Permettez donc que – provisoirement du moins - je m’abstienne.

À y bien réfléchir, je trouve qu’il y a là « matière » à construire une exposition-rétrospective sur la thématique proposée par Raymond Federman. Cela attirerait les foules, toujours friandes de ces sujets éminemment inépuisables… et insondables. Tout en permettant au regard de s’aiguiser sur des perspectives inexplorées, exploitées par des talents de moindre renom. Il faudrait sans hésitation soumettre cette idée aux grands commissaires d’exposition de la RMN.

Cela me rappelle la réflexion d’une jeune demoiselle, élève de première qui s’ébahissait un jour de ma « sidération » face à la grande diversité des culs. Ne voyant rien que d’ordinaire dans cette profusion, elle se contentait de botter en touche par une formule rassurante et passe-partout : « Un cul est un cul » ! A ce truisme, j’avais répondu ex abrupto qu’il en est des culs comme des visages. Tous deux cachent bien leur jeu. Pour le reste, c’est une question d’envers et d’endroit. « Abyssal », mon cher Watson !

Bonjour ...
cette toile de Jean-Honoré Fragonard figure actuellement, parmi d'autres et beaucoup de dessins, au musée Jacquemart-André de Paris.
Cette exposition doit se terminer le 13 janvier...
c'est à voir ...
PS : pour les Q ... no comment... mais merci de m'avoir fait rire.
Cordialement

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