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22 octobre 2005

Commentaires

Stupéfaction d'entendre la voix de S. Quasimodo. Emotion. Qui garde encore en soi le souvenir de cette poésie brûlante et nécessaire ? Je n'étais pas loin de croire que tout souvenir s'en était éteint. Qu'on ne pouvait encore caresser ces vers de la main que dans les bibliothèques et les cartons des libraires d'ancien.
Relisons Salvatore Quasimodo.
J.-M.

Bravissimo, maestro ! Et merci. Quel bonheur de partager cette émotion avec vous.
Je n'espérais pas, moi non plus, rencontrer cette voix, cette voix magnifique, cette déferlante. Magie d'Internet. Je connaissais l'existence d'enregistrements à l'INA et à l'Institut des Archives sonores. Mais ils étaient réservés aux "happy few".
Profitons-en en effet pour relire Quasimodo et faire découvrir ou redécouvrir la poésie de Quasimodo. "Car si la poésie n'est pas, comme on l'a dit, «le réel absolu», elle en est bien la plus proche convoitise et la plus proche appréhension, à cette limite extrême de complicité où le réel dans le poème semble s'informer lui-même". Ainsi parlait un autre grand poète, dans son Discours de Stockholm : Saint-John Perse.


L'auteur est un grand. Et soudain c'est le soir est un recueil admirable. Sur le temps. Sur l'air. Il a été traduit par Roland Ladrière. C'est une merveille!
Tu cites Ungaretti, Luzi, Montale. Tu as raison. N'oublions toutefois pas Pavese, Pasolini, Penna, qui sont aussi des tout grands ! Et parmi les plus jeunes, Bruno Rombi, Giovanna Sicari, Silvia Bre, Lolini...




Merci Philippe pour ton commentaire. Mon choix ne portait que sur les poètes majeurs du XXe siècle (et surtout ceux que l'on dit de la deuxième génération). Quant à la liste des poètes importants qu’il faudrait citer, elle serait longue, comme on s’en rendra compte à consultant l’index Péninsule de Terres de femmes consacré à la littérature et à la poésie italienne. Outre les très grands Umberto Saba et Andrea Zanzotto, je voudrais mentionner le nom de six de mes poètes femmes italiennes préférées : Amelia Rosselli, Margherita Guidacci, Alda Merini, Patrizia Cavalli, Antonella Anedda (que j'ai présentée à la Bibliothèque de Lyon l'année dernière) et Elisa Biagini (que j'ai traduite pour la revue PLS [Pour la Sorbonne]). Sans parler de mes deux amies Anna Toscano et Rita R. Florit. Mais pourquoi ne pas citer aussi parmi les grands Giorgio Caproni, Valerio Magrelli, Leonardo Sinisgalli, Camillo Sbarbaro, Giovanni Raboni, Edoardo Sanguineti, Giuseppe Conte, Erri De Luca, Fabio Scotto, Eugenio De Signoribus, Milo De Angelis, Fabio Pusterla, et j’en passe...
Pour ce qui concerne Ed'è subito sera, je n'ai dans ma bibliothèque que l'édition suivante : Salvatore Quasimodo, Et soudain c'est le soir, Librairie Elisabeth Brunet, Rouen, novembre 2005. Traduit de l'italien par Patrick Reumaux.

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