« Charles Cros/Sonnet | Accueil | Bientôt une nouvelle exposition sur Terres de femmes »

17 octobre 2005

Commentaires

Bonjour Angèle,
Merci pour le témoignage sur Laforgue. Je suis passée chez vous, je n'ai jamais lu Cohen ; le passage choisi est incandescent.

Chère Angèle,

L'extrait que tu as choisi est d'une telle beauté, mon âme chavire, tu me donnes l'envie de relire Belle du Seigneur et tes mots à toi décrivent bien la passionnée que tu es...
tendresses

Elisanne

Tiens, la date du suicide d'Ariane et Solal correspond à la date de fondation de la Cinémathèque française. Bon, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Que, par exemple, la passion, c'est du cinéma qu'on se fait "sur l'écran noir de ses nuits blanches"... et que tout est psychique... Plutôt que Dostoïevski ou, mieux, Visconti (Le notte bianchi), je préfère citer Yves Bonnefoy : "Et ce ne fut qu'à la dernière seconde ... que je compris que l'énigme, ou le surcroît d'évidence, se ramassait... dans la tache verte que faisait l'ombre d'un certain arbre sur un chemin, dans un creux..." (Deux musiciens, trois peut-être, Poésie/Gallimard, page 111). Deux musiciens, trois peut-être, comme dans Terres de femmes...

Je l'ai aussi lu adolescente, je n'ai pas particulièrement aimé cette descente aux enfers... Mais elle est si réelle, à lire plus tard je pense, avec du recul sur la vie...

J'ai lu cet été pour la première fois Belle du Seigneur, après avoir hésité pendant une année scolaire à le lire. Je crois que je n'ai jamais pleuré sur un livre comme sur celui-là.


Je lis tranquillement cette page intranquille m'interrogeant sur ce qui a manqué à ces deux-là...
Six semaines d'une ascension lumineuse et fervente suivie d'un tel désert. Peut-être la vie rêvée est-elle inaccessible au réel, par le réel, d'une durée impossible à inscrire dans ce qui avait arrêté le temps. L'amour-passion est-il emprisonné dans l'imaginaire et voué à mourir quand la lumière du jour crucifie sa nuit étoilée ?


L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.