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22 septembre 2005

Commentaires

Chère Anghjula, vous vous êtes rendue au centre de la Corse, au-dessus de la région d'Orcino en un lieu que l'on appelle la Cinarca où se dresse, à 1429 mètres au-dessus du niveau de la mer, près de Vico, une montagne rude et abrupte. La Sposata, l'Epousée. Mais vous a-t-on raconté en détail la légende de la Sposata ?

En voici un extrait trouvé sur la Toile :

LA SPOSATA ___________
__ Tu seras punie, ô fille au cœur de pierre! __
On raconte aux veillées qu'à cet instant précis, dans le ciel bleu et sans nuage de cette journée d’été, un coup de tonnerre terrible éclata, secouant l'atmosphère, que tout le cortège nuptial fut environné subitement d'un épais brouillard et qu'un éclair vint frapper la montagne, dispersant chevaux et cavaliers. Certains ajoutent que la terre trembla, que l'on entendit des voix menaçantes sortir des précipices… Ce ne sont là sans doute que les effets d'une imagination en proie à la terreur, une terreur bien compréhensible.
Lorsque le brouillard se dissipa, Maria Ambiegna, la fille sans pitié, était changée en pierre, elle et son cheval. Et c'est la bergère corse, l'épousée du seigneur de la Cinarca, que les touristes peuvent voir juchée là haut sur le sommet. La Sposata, un roc, rien qu'un roc, comme son cœur.

La suite ICI

Amicizia
Guidu di Cinarca


Hello Angèle, nous prenons l'apéro chez Ange et Françoise à Pinzuta, dommage que nous ne nous soyions pas rencontrés à Canari. A bientôt sur les blogs. P.S. Nous sommes passés il y a quelques jours à Muna, au pied de la Sposata.

Chère Angèle,

magnifique ce texte...
bonne soirée

et par le dernier train elle est arrivée là, dans un pays qui lui était inconnu et elle dit pays pour dire région ou autre site, mais bon, passons, puisqu'elle est là sur le quai de la gare et qu'elle attend sous le lampadaire le prochain autobus, et, elle arrivera à bon port par le prochain autobus qui ne semble pas encore arriver, mais en attendant elle regarde cette ville plongée dans la lumière sous un ciel qui est toujours bleu, et, elle se dit que cette ville est jolie et elle se souvient qu'elle a lu des livres et des carnets sur cette ville qui est jolie mais très énigmatique et cela lui paraissait lointain, si lointain et maintenant elle est là à attendre l'autobus devant la gare de cette ville mais est-ce que le bus arrivera et si le bus n'arrive pas, elle se dit qu'elle repartira comme elle est venue et elle ira dans une autre ville.
clem.

Oui, vraiment dommage, je reprends le bateau pour Marseille ce soir. J'espère bien que ce n'est que partie remise. A bientôt en tout cas sur Langue sauce piquante.
Amicizia,
Angèle

Oui, clem, elle aurait pu prendre le trenino (tortillard) qui assure la liaison quotidienne Bastia-Ajaccio, mais elle aurait à coup sûr manqué Angèle qui reprend le bateau ce soir pour Marseille. Heureusement Angèle a choisi "Le Kallistè" de la Méridionale (CMN) et non pas la SNCM, sinon elle serait elle aussi restée sur le quai. A attendre, attendre... un navire en grève. Et là elles se seraient manqué pour de bon.

Il est merveilleux, ce texte, et c'est tout ça qui m'attire
en Corse!
Amitiés
Ouchy

Je suis de Muna mais je vis sur le continent, hélas..
Je suis super émue de voir ces photos. Vous n'êtes pas descendue au Muricce par hasard ?
Merci de parler de mon village, merci beaucoup.
Sylvie

Bonsoir Angèle
je suis donc passée à Muna la semaine dernière en traversant Azzana, Salice, Rozacia, Murzo, Vico et retour par Arbori, quand je lis ce texte c'est tellement réaliste en même temps je m'aperçois que je n'ai pas eu le même regard je ne tarderai pas à y retouner pour découvrir ce que vous avez vu et que j'ai loupé.
Amicalement.
Catherine

Peut-être avez-vous croisé Guidu, le photographe de TdF, dans vos pérégrinations ? Qui retourne à Muna, chaque fois qu'il revient dans son village. Chaque fois, c'est une nouvelle découverte. Il faut laisser errer le regard sans vouloir le contraindre et se laisser pénétrer par l'esprit des lieux. On y parvient de temps à autre, pas toujours, cela tient parfois à un "presque-rien". Mais quand cela survient, c'est un émerveillement. Bonne chance à vous, Catherine, la quête n'est pas impossible.


Voici un texte-racine pour le retour dans l'île et plus exactement dans son coeur sombre et mystérieux... Magique...


Elégie à la “Sposata” dédiée à Angèle Paoli- Poétesse, écrivaine et amie de la littérature

Comme un cheval fougueux Tu chevauches les pierres De ta montagne de granit. Tu domines le « Liamone » Et portes jusqu’à l’horizon Cette grandeur altière Qui est ton sceau de chevalier. La mariée ingrate Ayant laissé sa mère, sans un regard Fut transformée ici En monture de pierre. Mais par sa révolte, toujours indomptée Elle continue d’harnacher, la nuit, Les chimères de feu de son rêve de fuite. Oh, montagnes sacrées Témoins de tant d’effrois Et de tant d’invasions, D’où les conques soufflaient Leurs cris stridents de guerre Pour porter loin l’alarme Quand l’aigle voyait les chèvres dévaler Oh, montagnes sacrées Qui virent tant d’étés Enflammer l’horizon Et calciner les pins Ou l’eau glacée des sources N’apaise pas les soifs de pureté Et ou les merles et les geais Tiennent commun concert.
Paul San-Roccu (Arrighi) Corse – Létia , août 2010.

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