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06 septembre 2005

Commentaires

Due voci in dialogo di intensa affinità!

Bonsoir Angèle et Guidu, je suis rentrée chez moi, je vous embrasse.
rita

Lietissima, cara farouche, di saperti di ritorno. Avrai forse incontrato sul tuo camino il grande Petrarca. Sei salita anche tu sul monte Ventoux ?
T'es-tu sentie effleurée par le souffle de la belle Laura ?
Teneri baci a te,
Anghjula

Une plongée dans Terres de femmes, et un coup de coeur pour la polyphonie de ces magnifiques "instables".
Grand merci.

IMAGES ET POEMES__________

Chère Angèle, je reviens par ici pour remercier à nouveau Yves, notre webmaster, pour la belle mise en ligne de notre travail.
Vous vous souvenez bien évidemment des discussions que nous avons eues au moment de l’élaboration de ces INSTABLES. Nous parlions, entre autres choses, de l’abstraction. Je souhaite soumettre aux lecteurs et lectrices de Terres de femmes les réflexions ci-dessous afin de leur apporter un éclairage sur cette collaboration qui est la nôtre!

Voici :

HARRY HOLTZMAN, le confrère et l’ami américain des dernières années de Mondrian disait du travail du peintre:

"...Chaque oeuvre était la conséquence intuitive de la précédente. Il n’y avait pas de programme, pas de symbole, pas de "géométrie" ni de système de mesure. Seule l’intuition déterminait le rythme général des relations, de façon empirique. L’espace donné de la toile, la tension donnée de ses proportions, ses dimensions étaient déterminées et modifiées tout aussi expérimentalement. Pour Mondrian, l’expérience intuitive ne pouvait être que directe, immédiate et sensuelle..."

Et WOLFGANG WACKERNAGEL philosophe suisse de Genève dit de son côté :

"...Il faudrait exiger de l'écrivain qu'il compose réellement son écriture. Car ses pensées vous reviennent par l’œil et non par l'oreille. C'est pourquoi la plastique typographique doit faire par l'optique ce que la voix et le geste de l'orateur crée pour ses pensées…
L'art contemporain ayant affranchi l'image de sa fonction nécessairement figurative, on mesure l'étendue laissée entre une pratique du calligramme relativement mimétique et une "iconotexture" plus abstraite…
Dans un mariage entre le texte et la forme, entre l'abstraction et la mimésis, ou encore, entre typographie et métaphore, on peut suivre les cheminements d'une écriture qui aspire à s'incarner dans le domaine du visuel et du sensible, d'un verbe qui veut se faire chair. Alors même qu'à l'inverse, durant tout ce siècle [le XXe] , l'image jouait avec sa propre négation, dans un perpétuel dépassement vers l'abstraction, c'est-à-dire, très exactement, vers une province privilégiée de la littérature..."

Tout cela peut sembler bien intellectuel ! Mais qu’est l’Art sans un minimum d'exégèse ? Merci encore pour ce plaisir que nous avons partagé … que nous partageons avec les lecteurs ! Et si certains pensent que TdF est par trop intellectuel, vos mots et mes couleurs les dissuaderont du contraire, leur offrant le plaisir simple d’une contemplation jubilatoire ! En privé, beaucoup me l’ont dit … vous le savez non ?

Amicizia
Guidu ______

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