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05 août 2005

Commentaires

Une carte souvenir du temps jadis -au doux balancement de vos mots- je me remémore avec plaisir un instant du passé qui n'est pas mien

Marée montante, le corps enveloppé de chaleur se détend, des portes s'ouvrent, les souvenirs émergent, refluent pour revenir à la source et les sens se souviennent, le corps retrouve (redécouvre) ses marques, ses repères, la douceur des racines, d'une femme qui alors (peut-être) ouvrait ses bras à l'enfant et portait en elle toute cette chaleur, les couleurs et les odeurs d'une terre. Empreinte en soi. Terre incarnée.

Ton texte est superbe Angèle, plus qu'une carte postale, car il fait appel à tous les sens.

Où donc avez-vous passé votre vie, pour nous le redire de cette manière-là, Angèle ?

Lecture transversale comme on dit ; je dois vous quitter pour m'occuper un peu.

A très bientôt, chère Angèle.


Je ne sais, ma chère Deborah, je dois avoir un dixième sens, qui ressurgit parfois au hasard des effluves du vent qui passe. Cela m'écorche un peu, s'émousse sur la peau puis retourne au fond des entrailles.
Plus prosaïquement, lorsque je vois des oursins aux étals des écaillers parisiens, je ne résiste pas. Mais leur saveur est loin d'égaler celle de l'enfance lointaine, rêvée et à jamais perdue.


Bonjour Angèle,

.. et peut-être savez-vous que l'oursin renferme la lampe d'Aristote
frederique


Une bien jolie expression pour nommer l'appareil buccal de l'oursin. J'aimerais vraiment en savoir davantage sur cette "lampe d'Aristote". Je veux dire par là que ce qui m'intéresse, c'est le pourquoi de cette périphrase : à quand remonte-t-elle? Quel lien unit cette partie de l'oursin à Aristote ? Peut-être pourrez-vous éclairer ma lanterne, Frédérique! Ma curiosité littéraire en est titillée.


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