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07 juin 2005

Commentaires

Et voilà ! Encore une terre accueillante !!
Comment faire ?
Bloguant par ci, bloguant par là, on ne cesse de découvrir de nouvelles terres, de nouvelles gens. On voudrait avoir un mot, un sourire, un geste, pour chacun. Et pas seulement "en passant". On voudrait les accoster tous les jours ces rivages.
Comment faire ?
Quelle vie étrange que la Vida Bloga !! On se promène chez Ludecrit - qu'on a découverte il y a peu - On y rencontre un O qui tient à son U.
Et puis débarque une femme, écrivant-beau, nous proposant de hanter ses couloirs.
Alors on les hante les dits couloirs. On clique et on s'arrête devant chaque portrait de femme signé GuidU sur toute la longueur des murs.
Pour certaines, on lit le petit poème accroché dessous. On se dit "il faut que je revienne lire tout le reste ".
Et puis on déboule en terre de blog.
On clique sur "en savoir plus sur l'auteur."
On découvre que l'auteur écrit auteur avec un E final. J'ai jamais pu supporter ça. Ça me fait l'impression du fauteuil devenu fauteuille pour cause de changement d'occupantes. Je parle des fesses, toujours au féminin, fussent-elles celles d'un homme. Mais bon : y a pas de quoi en faire un drachme comme on dit dans le Peloponnèse. Et puis, quelqu'un qui écribelle comme on portebeau et qui cite Pascal Quignard et qui cite Jean Clair sans avoir le rouge au front - c'est tellement pas tendance Jean Clair tous ces derniers temps, ma CCCP dé-tes-te, eh bien : ça m'intéresse. Au plus haut point.

A bientôt,
Bises maritimes et beaux embruns.

nota : à propos de CLOACA, machine à merde : êtes-vous allée sur "Le grand Cloaque" dans mon blog. On y parle d'elle avec photos à l'appui. Et d'Auschwitz aussi. Qui me parait la base évidente de la quasi-impossibilité pour une partie de l'Art contemporain de se tirer de la Déjection. De se Sauver.
Nota 2 : je ne suis jamais bref. Je fous des parenthèses partout et, de plus, j'adore cette figure de style qui consiste à utiliser plusieurs fois les deux points dans une phrase, espaces consacrés à la "libre circulation entre les salles ".
Bref : j'ai tous les défauts.

Merci, dibrazza, de m'avoir tant esbaudie dès potron-jacquette. En voilà un humour abrasif !!! Tiens, vous n'avez pas remarqué que j'avais écrit professeur sans e. Le auteurE, c'était juste pour mettre trois E dans mon panier : auteure-amante-mère. Ceci dit, je suis d'accord avec vous. Le politiquement correct et le consensus (mou ou pas) me dépriment. On ne devrait jamais se poser la question de savoir qui il faut contenter ou ne pas mécontenter. Seulement "suivre sa pente en montant", comme le disait si bien Montaigne. Détourner les étiquettes, ce pourrait être un programme si ce mot ne m'était pas totalement contraire. Je vais par "sauts et gambades" selon mon humeur du moment. J'ai le goût du paradoxe. Par simple amour de ma liberté.
Bienvenue sur mon territoire.
Angèle

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