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09 mai 2005

Commentaires

Admirer Sandro Botticelli _________

Merci Marielle pour cette réflexion !
L'œuvre de Botticelli est très sensuelle oui !
Quand les artistes sont géniaux, érotisme et sensualité sont indissociables. C'est de la beauté de l'âme dont ils parlent, les corps sont des prétextes à leur autoportrait. La Renaissance italienne ("Rinascimento") a entre autre permis cela en dépit des nombreuses commandes officielles d’œuvres artistiques à caractère religieux.
Le site Internet de la Fondation
JACQUES-EDOUARD BERGER
permet de parcourir en détails l’œuvre de Alessandro di Mariano Filipepi, ( 1445 – 1510 ) dit Sandro Botticelli .

Amicizia
Guidu ___________

Pour "mieux comprendre" cette recherche du Beau idéal ("L'Idea") chez Botticelli, il peut être utile de se souvenir que Sandro Botticelli a fréquenté, à la cour de Laurent de Médicis, les philosophes néoplatoniciens Marsile Ficin et Pic de La Mirandole. Par ailleurs, tous les symboles et allégories qui abondent sur cette toile n'étaient "décodables" que par un tout petit cercle d'initiés. Le sens de nombre d'entre eux nous échappe aujourd'hui.


Peinture et néoplatonisme

Ce sont les jardins de la villa médicéenne de Careggi, non loin de Florence, qui ont inspiré à Sandro Botticelli ses «roses de neige et de pourpre». Celles qui volètent autour de Vénus. Et qui naissent, dit-on, avec la déesse. Délicatement teintée d’incarnat, la fleur légère a pour nom «Rosa x alba». De l’autre côté de la toile, dans l’espace opposé à Zéphyr et Chloris, des pâquerettes rouges et blanches, des bleuets, des primevères jaunes, symboles du printemps, piquent de leurs broderies le somptueux manteau de pourpre que la nymphe Horae, déesse des saisons, tend à sa compagne. À son cou, un collier de myrte, herbe de Vénus, et à la ceinture, un entrelacs de roses pareil à celui dont Flore ceint ses voiles dans Le Printemps.

Le rivage boisé évoque le jardin sacré des Hespérides. Les feuillages sont nimbés d’or. Mais aussi les troncs. Et une lumière amoureuse caresse les flots. Le visage de Vénus, empreint d’une douce et sage mélancolie, évoque celui de la Vierge Marie. C’est que la cour des Médicis est en effet immergée depuis Cosme de Médicis (fondateur en 1459 de l’Académie platonicienne de Florence) dans le néoplatonisme. Courant philosophique qui s’est poursuivi sous Laurent le Magnifique (1469), puis sous Lorenzino, principal protecteur de Botticelli. Marqué par les enseignements de Marsile Ficin et de Pic de la Mirandole, Botticelli cherche une certaine image de la perfection dans la conciliation entre amour profane (Platon, Pythagore, Aristote) et amour sacré (Plotin, Saint Augustin). Au travers de ce prisme philosophique, l’amour sensuel peut être progressivement transcendé en art de la méditation, de la contemplation et de la connaissance. C’est ce que Sandro Botticelli semble nous donner à lire dans La Naissance de Vénus.

Le réancrage de cette oeuvre dans son contexte philosophico-historique permet en effet d'éviter bien des contresens (contresens qui consistent la plupart du temps à "parler de soi" avant de parler de l'oeuvre considérée, qui ne sert que de tremplin fantasmatique ou de "divan"). Me reviennent à l'esprit des propos de Balthus en réponse à un journaliste qui l'interrogeait sur le caractère érotique de ses toiles : "Je pense que l'érotisme qu'on trouve dans mes tableaux est dans l'oeil, l'esprit ou l'imagination de celui qui les regarde" (entretiens avec Costantini, éditions Noir sur blanc, 2001, page 80).

merci ! tout sa ma bp aider g un commentaire a faire sur La Naissance de Vénus je savai pas commen my prendre mais la je sens ke jvai avoir une note ki tue ! merci encore. bonne continuation. amicalement Nastasia

merci, j'avais une analyse à faire sur cette oeuvre en histoire de l'art, voilà qui va m'aider, c'est exactement le genre de texte que je cherchais alors merci

Le commentaire est très bon merci cela m'a beaucoup aidé mais cela aurait été encore mieux si vous aviez mis quelques contraintes que Botticelli a rencontrées en faisant son oeuvre.

Je transmets votre commentaire à Marielle. Pourquoi ne vous amuseriez-vous pas à découvrir par vous-même ces contraintes ? Angèle est sûre que vous avez toutes les ressources pour le faire : le talent... et l'audace.

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