
Chapelle mortuaire, Azzana (Corse)
Ph, G.AdC
Chjam'è rispondu :
Combien de tombeaux faut-il
De part et d'autre de la même mer…
«…Par-delà les guerres,
Par-delà les frontières
Pour bâtir le songe rétabli
Dans la course du vent meurtri »
Tahar Bekri, poète tunisien, La Brûlante Rumeur de la mer
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« Ô comme les pays se ressemblent
Et se ressemblent les exils
Tes pas ne sont pas de ces pas
Qui laissent des traces sur le sable
Tu passes sans passer »
Abdellatif Laâbi, Le Spleen de Casablanca, Éditions La Différence, 1996.
« Je ne me reconnais d’autre peuple
que ce peuple
non issu de la horde
nuitamment nomade
laissant aux arbres leurs fruits
aux animaux la vie sauve
se nourrissant du lait des étoiles
confiant ses morts
à la générosité du silence »
Abdellatif Laâbi, Fragments d’une genèse oubliée, Paroles d’aube, Grigny, 1998.
« C’est cela la poésie de Laâbi, cet entraînement qui ressemble à la vie, parce qu’il faudrait le tuer pour l’arrêter. Pareille vivacité fait surgir dans le corps rebelle quelque chose qui dit non, mais elle produit aussi une réflexion : ne pas céder, ne pas plier, afin de créer l’état propice à la pensée libre. »
Bernard Noël, in La Poésie marocaine de l’indépendance à nos jours, Éditions La Différence, 2005, page 135.
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Vendredi 14 avril, le Prix de poésie Alain Bosquet 2006 a été décerné à l'écrivain marocain Abdellatif Laâbi pour l'ensemble de son œuvre.
Né en 1942 à Fès, Abdellatif Laâbi est membre de l'Académie Mallarmé (depuis 1998) et membre du Conseil d'administration de la Maison des écrivains à Paris.
Présidé par Antoine Gallimard, le jury du Prix Alain Bosquet est composé d'Isabelle Gallimard, Claudine Helft, Vénus Khoury-Ghata, Yves Mabin Chennevière, Jean Orizet, Robert Sabatier, Lionel Ray et Liliane Wouters.
Rédigé par: Actualités TdF | 17 avril 2006 at 22:43
Hic et Nunc. En cliquant ici, tu peux entendre le poème "Tu parles ou on te tue" d'Abdellatif Laâbi (qui fut aussi prisonnier politique), lu par Andrée Lachapelle sur une musique de Marie Philippe (deux artistes québécoises). Poème écrit en hommage à Evelyne Serfaty, morte sous la torture [source du document sonore]
Rédigé par: Yves | 27 avril 2005 at 23:43
Encore un poète dans l'espace infime, ou immense, qui n'est pas là et aujourd'hui
Rédigé par: JC-Milan | 26 avril 2005 at 19:30