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10 janvier 2005

Commentaires

Voici ce que de mon côté, j'ai pu écrire sur ce livre :

Ils ont nom Scriptor, Pictor et Viator. Installés dans un « paysage à la Claude Lorrain », ils devisent.. De quoi ? De la mort, ou plus exactement autour de ce thème qui parcourt l’histoire de la culture depuis des siècles, la Vanité.
Méditant sur l’escamotage de la mort dans nos sociétés (le livre date de 1980 et le phénomène n’a fait que s’amplifier depuis), le dialogue vif, rythmé, alerte, rebondit sans cesse, bifurque, se recentre, comme en une tenace auscultation de cette tache aveugle de notre disparition et de la vanité de toutes choses à l’aune de notre fin inéluctable. Approche philosophique mais aussi exploration des arts, la peinture en particulier avec une sorte de catalogue de tous les objets présents dans les tableaux qu’on appelle « Vanités » : « le crâne, le cadavre, la mise à mort ». Ce crâne que « seuls désormais savent apercevoir les plus méditatifs, les plus aigus par les interstices des plis du rideau »
Une somptueuse méditation en trio pour « apprendre à être déjà de l’autre côté de sa propre mort ».
Note : ce livre semble épuisé mais on le trouve encore assez facilement d’occasion en ligne ou chez certains bouquinistes.
Henri Maccheroni, le protagoniste Pictor est en effet peintre, mais aussi photographe, graveur et poète.

On peut trouver de nombreuses informations sur ce livre sur le site-index d’Henri Desoubeaux.

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