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26 décembre 2004

Commentaires

sur l'allée des morts cherchant nos mots nous creusent
nos pères la tête d'odeurs pleins
de coups tournant le dos pour ne
pas voir les larmes marchant vers le soleil comme entre
les épis dans un champ de maïs
l'un après l'autre les danseurs tombaient et aussitôt
se transformaient en pierres
nous mangions un feu sombre ches les chasseurs
roulant des galettes en inventant
notre aventure tournant plus
que nos danses anciennes nous quittons ce lieu qui porte
notre nom maintenant et où notre image
vieillit l'orage pénètre un
éclat de montagne dans la mer pendant que les dieux
pleurent et fuient sauterelles rattrapées par
les flammes

Henri Meschonnic, Légendaire chaque jour, Gallimard 1979, p. 45.

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LE TEMPS S'ENFUIT

Sais-tu ivresse, que le temps vulgaire s’est enfui ?
Sans frapper mon âme ce traître s’est perdu...
Par l’indifférence, il s’est reconnu vaincu !
Cette nuit sans doute fêtons ensemble le début de la vie ...
Mon âme sœur, que dirais-tu d’y inviter la folie ?
Notre amie sincère, notre être superflu de l’oubli...
Ou encore, aller vers sa rencontre joyeusement absolue !
Ma tristesse, de cette folie, que penses-tu ?
N’est-il pas bon de faire un tel deuil ?
De pleurer ainsi la joie d’un départ pluvieux...
Du vent... et de cette absence du temps !
D’un temps trop vieux !


Amicizia
Guidu ______

PS : «Des noms oubliés.»

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