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26 décembre 2004

Commentaires

J'aime infiniment ce livre de Ludovic Janvier. Voici ce que j'en écrivais il y a peu dans le Flotoir
POTONYMIE
Il me semble que c’est ainsi que l’on désigne l’art de nommer les cours d’eau. Avec Ludovic Janvier on est au cœur de cet art. Des rivières et du nom des rivières, voilà le sujet de son livre, dont on suit le cours avec délectation.
Cela me donne l’idée de collectionner les noms des cours d’eau que je croise, à pied, ou en voiture. Un petit carnet dans la voiture, et tous ces noms magiques dont lui, Ludovic Janvier, parsème son livre.

Ne serait-ce pas plutôt la potamonymie (du grec potamos : fleuve, rivière) ? Alors que la potonymie serait pour moi l'art et la manière de nommer les boissons (du grec potos : vin ou eau).

Pour moi Ludovic Janvier, c'était plutôt mon prof de français au lycée de Chelles au début des années 60.
Il m'a fait suer le burnous le mécréant, faut dire que j'étais assez nul en français, enfin à l'époque en tout cas, depuis, je me suis rattrapé.
Il est écrit sur le site que les commentaires "n'apparaîtront pas sur ce weblog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés".
Donc même si ma littérature n'apparaît pas un jour sur votre blog, au moins mon ancien prof de français aura lu ces quelques lignes
Aussi, je vais m'étendre un peu sur le sujet

M. Janvier par exemple n'aimait pas Lamartine, alors il lisait dans le Lagarde et Michard un poème dudit auteur et à chaque fin de vers un élève devait faire "un bon mot". Evidemment pour les gamins que nous étions les chutes trouvées devait être assez mauvaises, néanmoins je m'en souviens d'une faite par un de mes potes de l'époque.
M. Janvier lisait donc le vers en question qui se terminait par "entendre", et du fond de la classe en écho il est répondu "la perche".
Silence dans la salle.
Le prof : "bien, très bien"
Mon voisin de droite (on était au premier rang), se tourne vers moi : "j'comprends rien, c'é qui Laperche"
Là, je me mets à pouffer. Effet Bickford, toute la classe est secouée d'un rire retenu.
C'est comme ça que je me souviens de Lamartine

M. Janvier nous faisait faire des exercices de style.
Sur un thème on devait trouver quelques phrases bien alignées, que le prof écrivait au tableau.
Le jeu consistait à enrichir le vocabulaire des phrases. L'exercice se faisait oralement, des fois les mots fusaient, mais des fois pas. Alors l'index rédempteur désignait une victime au hasard, pour trouver des mots. Ah lala!, j'aurais donné n'importe quoi pour être transformé en chaise ou mieux en atome. Oui, le français ce n'était pas mon fort.
Néanmoins, je me rappelle l'un de ces mots riches. C'était une histoire de ramassage de poubelle dans la ville, et ces poubelles "tintinnabulaient".
Si aujourd'hui les poubelles sont en plastique et que les éboueurs les ramassent dans la matinée, à l'époque les poubelles étaient en fer, les couvercles étaient en fer et les éboueurs à potron-minet ramassaient les dites poubelles en les tapant sur le bord en fer du camion, les reposaient sans ménagement en reposant le couvercle en fer sur la poubelle en fer. A 4 heures du mat c'est très poétique.
Toujours est-il que plus tard, enfin quelques bonnes années plus tard, un chanteur, Greame Allwright, faisait tintinnabuler des clochettes dans une de ses chansons, et chaque fois que je l'écoute, je me rappelle cette matinée de 1964 ou 63.

Des anecdotes j'en ai d'autres; comme quoi, même si je redoutais mon prof de français, c'est pour partie grâce à lui, si aujourd'hui de par mon métier, je peux manipuler le verbe parfois peut-être avec violence, mais en tout cas pas dans l'indifférence. Et c'est en fait le but recherché

Dernier détail, mon prof de français m'apostrophait d'un surnom qu'il m'avait donné "Bel Arluison". Non pas en référence à Apollon, mais parce qu'à l'époque j'étais le seul garçon du lycée à avoir les cheveux longs.

Merci, Bel Arluison, pour ce témoignage, qui rentrera "à coup sûr" dans les annales de l'histoire littéraire. Mais pas dans le Lagarde et Michard. Vous souvenez-vous du titre de Libé quand Michard est mort ? "Michard meurt, mais Lagarde ne se rend pas". Depuis, Lagarde a bien été obligé de se rendre... et notre vision de la littérature et de l'histoire littéraire a bien changé. TdF n'en est-il pas la preuve ???

Chelles que j'aime, c'est tralalala... (je vous laisse chanter l'air).

Amicizia,
Angèle (qui prend ses congés d'été dans quelques heures en même temps que Jules et Jim).

Réponses sans réponse aux lignes du 30 juillet 2006
A 6h02
Matinale, la mâtine

Bravo
Touché

Pour l'air du coquillage… (shell, c'est bien coquillage en anglais)
Désolé je chante faux

Comment,,,,,, Lagarde est mort!…..Michard aussi?……..Ah! les traitres ils auraient pu m'envoyer un faire-part avant de prendre "larme" pour la passer à gauche
C'est vrai notre vision de la littérature et de l'histoire littéraire a bien changé.
Si,….. TdF en est la preuve!!!!!!!.
La preuve
Pire, ça donne envie; même au béotien que je suis. C'est pour dire

J'ai jeté un œil sur la photo du Crotoy
Wouha!
C'est beau
Froid…..mais beau

Réflexion : Non seulement elle sait écrire, mais en plus, elle sait faire de la photo.
J'ai pas de bol, le combat est inégal.

Pour revenir au Crotoy, moi aussi je suis allé au Crotoy (quand j'étais petit)
Mais à l'époque c'était plutôt pour aller cueillir les plies prises aux hameçons des lignes de fond tendues par mon père dans la baie de Somme. Tout ça pour améliorer l'ordinaire d'un frugal repas
Evidemment c'était moins poétique, rassasiant, mais moins poétique

Amicizia,
Amitié, en corse je suppose

A contrario du Crotoy, la Corse je ne connais pas en dehors de ces cartes postales illustrant un paysage sauvage, ou encore l'ermitage de cet iconoclaste de Dutronc.

J'entre pour la première fois sur votre espace virtuel, tout me réjouit.

J'y reviendrai.
Longue vie, et bonne installation au Cap Corse.

Bienvenue sur mes terres, Nathalie. Quand vous voulez et autant que vous le voudrez. Mais pas jusqu'à plus soif ! Merci à vous. Infiniment.

Bel Arluison, au fait, vous ne m'avez pas dit si depuis Janvier vous vous êtes fait couper les cheveux! (Antoine Muraccioli, le chanteur corse de Tahiti, a bien attendu vingt ans avant de donner satisfaction à sa mère!)

Ils sont tous morts, bel et bien : Lagarde et Michard, Boileau et Narcejac, Mallet et Isaac. Pour Fruttero e Lucentini, l'un des deux, mais lequel d'après vous ?
Je me/vous trouve injuste, Bel Arluison, avec ces bons vieux "Lagarde". J'ai fait toutes mes classes avec eux et j'étais fière de les fréquenter (sans grand risque, il est vrai!). Jamais je ne me suis ennuyée, ce qui n'était pas le K avec Mallet et Isaac. Je les ai toujours, mes "Lagarde", je les consulte régulièrement, même si la modernité les a un peu relégués aux oubliettes!
Vous connaissez donc la belle plage du Crotoy. Cela m'émeut. Je ne la reverrai pas de si tôt. Mais je ne l'oublierai pas. J'y ai fait de superbes balades à vélo. Et j'ai traversé la baie de Somme à pied jusqu'à Saint-Valery. J'ai vu les phoques jouer et s'ébrouer le long des chaluts. Et pris d'innombrables photos dont je suis assez fière. Mais je n'ai jamais mangé de plies. A moins qu'il ne s'agisse des carrelets. A ma connaissance, ce poisson n'existe pas en Méditerranée. Bon, je ne vais pas tarder à renouer avec mes chers petits rougets de roche. La semaine prochaine ? Un délice... A partager entre amis.

Antoine est corse!!!!!! J'ignorais
Faut dire que j'ignore beaucoup

Il a voyagé loin, moi aussi, mais pas dans les mêmes contrées
Les miennes étaient beaucoup moins hospitalières ou plus hostiles
Quelquefois c'était à un cheveu la vie
Alors depuis….boule à Z façon incorpo
Incorpo!!!!! L'armée quoi.
Quelle époque ! Pour faire court : trois mois de galère, une semaine de fort (une sorte de bagne : la nuit on monte la garde et le jour on va casser des cailloux, ou autre corvée éreintante), et pour finir un mois de tôle et sept mois de rame sous les tropiques.
De mes trois mois dans le midi je n'ai vu que la caserne de Toulon, les sablettes et Chicago.
C'est peu, mais dense, en tout cas difficile à arracher des neurones.

Ca y est, on va encore parler de mort ; quoique, après la vie à un cheveu, c'est dans le fil.
Pour l'un des deux lascars, là, qui a avalé son bulletin, Fruttero et Lucentini. Je connais pas. Alors au pif : Lucentini. On va dire en 2002, plus précis en août, c'est le mois qui vient de passer, pour le jour (je jette mes dés de 421, hop) le 5.

Pour les vieux "Lagarde", je n'ai pas gardé. Ils ont fini chez le "vieux" Gibert Jeune sur les quais à St Michel, quand j'étais jeune Gilles.
Pour moi je n'ai pas fait toutes mes classes avec eux, je les ai subis, mais cette rancœur c'est plus pour le symbole d'oppression que pour le contenu.

Bon alors non seulement, elle sait écrire, elle sait prendre des photos, mais en plus elle est intrépide.
Car traverser la baie de Somme à pied faut oser.
Quand j'étais petit, au Crotoy, on me disait que par grande marée la montante filait comme un solex. A ce tarif, on se retrouve vite fait isolé sur un banc de sable à crier au secours dans la sourde immensité.
Alors chapeau!

Quant à la fierté des photos innombrables, on aimerait bien partager….. à défaut de rougets grillés.
Sûr, si le "touché" des photos de la baie de Somme est comme sur les quelques-unes du Cap Corse, ça fera un bon dessert.
Peut-on espérer un jour, dans les pages du site, voir ces clichés afin de mettre fin à ce fin supplice de Tantale ?
Comme d'hab, je force toujours trop sur la note de faim (ah! Epicure…pour les rougets ou le dessert) avec la plume qui n'est ni sergent, ni major comme les deux lascars Baignol et Farjon.

Ah, bel Arluison, je ris de tous mes yeux écarquillés de ce que vous m’écrivez là ! Je ne vous aurais certes pas imaginé en bagnard des Guyanes ! Comment cela aurait-il été possible après un passage scolaire en compagnie de Lagarde et Michard, avec Ludovic Janvier en prime !
Vous avez donc hanté les forts imprenables et plongé, comme Papillon, dans les mers infestées de requins, pour échapper aux galères et à la casse des cailloux sous le cagnard ?! C’est romanesque en diable, vu de mon îlot tranquille et peinard. Je vous imagine tatoué des pieds à la tête, avec des ancres marines et des cœurs percés de flèches ! Il y a là, assurément, de quoi faire un bon roman de port !

Il pleut, il pleut, il pleut. J’aime le crépitement de la pluie dans le feuillage et sur la pierre. Une odeur de terre mouillée monte jusqu’à moi. Hum! L'automne des champignons n'est pas loin! Quel délice en perspective!

Pour Fruttero et Lucentini, c’est Franco Lucentini qui a pris les devants, le 5 août 2002, en effet. Merci Wiki ! Maintenant que vous connaissez les deux compères, vous pouvez vous immerger dans L’Amant sans domicile fixe ou La Femme du dimanche par exemple mais il y a encore beaucoup d’autres romans, tous très savoureux. Vous pouvez peut-être faire l’impasse sur La Prédominance du crétin , un essai fort réjouissant sur nos tares communes, aux uns et aux autres, et auxquelles nul n’échappe.

Intrépide, oui, je crois que je l’ai été. Ca a failli me coûter fort cher, plus d’une fois. Mais j'ai gardé tous mes cheveux! Pour ce qui est de la traversée de la baie de Somme, c’était sans risque ce jour-là et j’étais en de bonnes mains. J’ai appris mille choses passionnantes avec les guides qui ouvraient la marche.
Aujourd’hui, je suis bien loin de la baie de Somme et je vais me renseigner sur les randonnées pédestres organisées dans le Cap corse. J’aime marcher et j’aime la nature. Ici, du coin de rocher qui est le mien, elle offre un spectacle grandiose, dont je ne me lasse pas.

Pour ce qui est des photos, je ne sais que vous répondre ; elles surgissent jour après jour sur Terres de femmes, au gré de notre inspiration à tous trois, Jules, Jim et moi! Il suffit de naviguer ou de surfer, si vous préférez.

Il pleut des cordes ! Piove a dirotto ! A catinella ! Je vais retourner à mes lectures, Bel Arluison ! Après le bagnard de Cayenne, je vous verrais bien aussi en chevalier des belles d’Avallon.

Oh la ! Quelle imagination débordante !
C'est bien écrit, c'est beau.
Oh !, oui je m'imagine très bien en héros bondissant comme Errol Flynn défendant la veuve et l'orphelin, échappant à mille dangers, et sortir victorieux.
Mais en fait la réalité est beaucoup moins……disons……romanesque.
La semaine de fort, c'était à Toulon. Le fort Napoléon plus précisément
A la caserne on était 600, et au moins une centaine ont subi le même sort.
Bref, il n'y avait rien d'exceptionnel. Mais quand c'est bien raconté, bien imagé, on se laisserait prendre à être un héros invincible, mais les héros sont fatigués, c'est bien connu.
Pour en revenir à la Guyane, c'était pour plus tard, mais pas pour y casser des cailloux, pour attraper des "morphos" (papillon du coin aux reflets bleu-vert-mordorés) d'où le mythe de Papillon. Plus d'un bagnard se faisait tatouer un papillon, un peu comme une idole, la capture des bestioles permettant certainement de cantiner.

C'est quoi un roman de port ???

Pour les champignons, ça me rappelle un film de Guitry. Lors du repas familial, un gamin, privé de manger la récolte de champignons, devient orphelin.
Drôle, non? Enfin c'est du Guitry. Mais c'est vrai, c'est bon les champignons. Enfin aujourd'hui on est plus sûr de mourir irradié qu'empoisonné. C'est vrai que les retombées de Tchernobyl se sont arrêtées à la frontière. Alors! Tout est permis

Pour les deux compères je note, je note. Au prochain passage à la FNAC ………
Pour les romans conseillés, là. Je ne sais pas trop.
Avec Lagarde et Michard, l'explication de texte, Ludovic Janvier et le reste, j'ai fait un blocage. Mais après le blocage, le déblocage. Sorti du lycée, j'avais du temps à rattraper, et j'ai dévoré du roman dans le livre de poche : London, Steinbeck, Guth et d'autres, même du Beckett, c'est dire. Bref, aujourd'hui le roman m'ennuie.
Alors La Prédominance du crétin me tente, encore faut-il trouver le bouquin.

Pour les photos pas cool.
J'ai l'impression d'être naufragé sur un radeau et de faire signe à un avion qui passe pour qu'il m'arrache à ma solitude.
A défaut de naviguer, je vais essayer de nager.

Moi aussi je me verrai bien en chevalier "blanc" en quête du Graal
Les belles d'Avallon, c'est qui ?
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Pour Fruttero et Lucentini j'ai arpenté les FNAC, mais balpeau et balai de crin.
Pas vraiment inconnu, trois bouquins se battaient sur l'étagère du bas; mais pas pour les titres évoqués.
Merci de me donner un éditeur, j'irai chez le libraire du coin. A moins que le titre La Prédominance du crétin soit épuisé et non réédité.
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C'est vrai j'ai un peu tardé à répondre.
Mais ma plume n'est pas aussi alerte que la vôtre, sans compter qu'en plus, je dois l'utiliser pour d'autres besognes.

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