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Rédigé le 09 mars 2010 à 10:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Rédigé le 09 mars 2010 à 01:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Anthologie poétique Terres de femmes, Printemps des poètes 2010 Couleur Femme, Table alphabétique
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Rédigé le 08 mars 2010 à 10:04 | Lien permanent | Commentaires (1)
Tags Technorati: Alhambra Publishing, Calendrier de la poésie francophone 2010, Shafiq Naz
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| Voir aussi : - (sur Terres de femmes) 3 mars 1982/Mort de Georges Perec. |
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Rédigé le 07 mars 2010 à 15:00 | Lien permanent | Commentaires (2)
Ph., G.AdC
DE L’AUTRE CÔTÉ
il n'y a pas d'accord
entre le monde entrant
et le monde sortant
les trottoirs mouillés
reflètent bien plus
que la pluie
ils donnent
la mesure du jour
celle de la nuit
et le temps déborde toujours au-delà de minuit
de l'autre côté
il est midi
la nuit est tellement douce
peu de bruits
la ville assoupie
vous vous endormez
je vous aime
vous êtes si belle
il n'y a pas d'accord
entre les mots du dedans
et les mots du dehors
les fenêtres fermées
offrent en plusieurs strates
les traces visibles
de l'impermanence du temps
qui jaunit les dents
les états se superposent
et l'esprit vacille toujours au-delà de l'infini
de l'autre côté
c'est fini
la nuit est tellement douce
vous dormez
respirez
je sais que cet été
est le dernier
où je vous regarde
vous respirer
vous ne savez pas l'écart
qu'il y a entre
rester
et partir
tout est dans l'excès
même la chatte quitte le rebord
il n'y a pas d'accord
il n'y a pas raccord
mais l'amour est comme la lumière
jamais vide
jamais hors champ
d'une bulle éclatée
brille le pollen
poudroie les baies
de nos quartiers
et parsème l'univers
mon corps avec lui s'éparpille
cristallise et chante
aujourd'hui pour demain
la geste des femmes
Béatrice Brérot
Texte inédit pour Terres de femmes (D.R.)
Ph., G.AdC
| BÉATRICE BRÉROT Voir aussi : - (dans Les Carnets d’Eucharis de Nathalie Riera) Béatrice Brérot, Ouvrirr ; - le blog de Béatrice Brérot. |
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(Printemps des poètes 2010 « Couleur femme »)
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Rédigé le 06 mars 2010 à 14:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Anthologie poétique Terres de femmes, Béatrice Brérot, Couleur Femme, Printemps des poètes 2010
Chroniques de femmes - EDITO
Image, G.AdC SYLVIA PLATH, LA LIONNE DE DIEU Cela commence pour Elle par une folle chevauchée dans les sous-bois, aux environs de Cambridge. Lui, l'étalon docile, se nomme Sam. Il flaire chez cette cavalière inexperte, la présence de la mort. Cette femelle sent la charogne, pense-t-il in petto. La mauvaise cavalière, étudiante en lettres, se nomme Sylvia Plath. Elle arrive tout droit de son Massachusetts natal. Elle a laissé là-bas sa mère Aurelia, son frère Warren et la tombe de son père Otto, père adulé et honni, dont la mort entraîne avec elle la chute de Dieu, le « Colosse Majuscule ». Et l'effondrement de l'enfant, survenu alors que Sylvia était âgée de huit ans. Insondable, désormais, est la faille ouverte par la disparition traumatique du père. Pourtant pleine de vie et très talentueuse, passionnée de théâtre ― Racine et Shakespeare ―, et plus encore de poésie, la jeune fille écrit. Des poèmes, surtout, qui paraissent dans les revues de Cambridge. Des poèmes au rythme ternaire, « triolets en cascade »... semblables au galop de Sam, « ce merveilleux cocktail de terreur et de jouissance ». Et elle attend. Elle attend celui qui, à la fois père et mari, l'écrasera, la comblera de son poids et de sa stature. La délivrera du retour récurrent de ses angoisses, de l'horreur obsédante des règles et du sang, de la « menace de la dépression ». Qui toujours la guette depuis la terrible crise de l'été 53 qui l'a conduite de la tentative de suicide aux électrochocs ! Avant même de rencontrer en chair et en os l'homme selon ses désirs, elle s'émoustille à la pensée de ce Ted Hughes dont elle glane ici et là les poèmes, dans les « petites publications d'avant-garde ». Ce qu'elle aime par-dessus tout, ce qui la fait frémir, ce sont ses poèmes animaliers, dont elle récite des « fragments ». Elle aime ce qu'elle pressent du fauve en l'homme. La première rencontre avec le « prédateur » a lieu un soir de « beuverie dansante consacrée à la poésie ». C'était un 26 février 1956. Ainsi commence l'idylle des deux jeunes poètes. Ainsi commence, telle que la présente Claude Pujade-Renaud dans son roman polyphonique ― Les Femmes du braconnier ―, l'histoire tragique du couple mythique de Sylvia Plath et de Ted Hughes. Une histoire scrupuleusement reconstituée par Claude Pujade-Renaud à partir de l'étude croisée des œuvres de Ted Hughes et de Sylvia Plath. Carnets intimes, Letters Home, Collected Poems, Journaux 1950-1962, Ariel, Trois femmes, La Cloche de détresse, Arbres d'hiver. Œuvres auxquelles il convient de rajouter Sylvia Plath, un galop infatigable, « essai, et anthologie établie par Valérie Rouzeau », aux éditions Jean-Michel Place. Ainsi que Birthday Letters, Corbeau et l'Anthologie bilingue de la poésie anglaise, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade. Tour à tour faucon, corbeau, jaguar, renard..., jaguar, surtout, Ted Hughes le braconnier des landes, séduit la jeune américaine par la force tellurique de son âme noire, imprégnée de l'esprit sauvage des moors. Les moors d'Heathcliff et de Katherine Earnshaw. Wuthering Heights, toujours. Emily Brontë. L'insatiable chasseur, pêcheur de loutres et de brochets, farouche ennemi de l’industrialisation de son pays, n'a-t-il pas le pouvoir inouï de faire surgir sous ses pas tout un monde végétal et animal oublié ? Pour Ted Hughes, le chaman du Yorkshire, est poète celui qui rend à la nature ses pouvoirs occultes et au langage incantatoire ses vertus psychopompes. « Timide comme une souris et pourtant monstre fatal », Ted le maudit, « assis sous la lune sévère » « fabrique des masques de loups, gueules et crocs plantés dans l'univers ». Et frissonne du pouvoir qu'il a de faire trembler Sylvia. Tout à la ferveur de toucher enfin au port après « une navigation houleuse », sûre d'avoir « enfin trouvé l'objet de sa quête », Sylvia s'agrippe à Ted et le mord à la joue. Ce fameux soir de « beuverie poétique ». Cicatrice pour cicatrice. Ted retient de cette étreinte, enfoui dans la poche de son veston de velours, le talisman abandonné par Sylvia : son serre-tête rouge. Un vent étrange souffle, violent de désir et de mort, suint et sperme de bêtes, sexe et sang mêlés. Rage et folie s'emparent des amants. Eros et Thanatos œuvrent à l'unisson. Fatale passion.
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| Voir aussi : - (sur Terres de femmes) Sylvia Plath/Ariel ; - (sur Terres de femmes) Sylvia Plath/I am vertical ; - (sur Terres de femmes) Sylvia Plath/Winter trees ; - (sur Terres de femmes) 11 février 1963/Mort de Sylvia Plath (+ un poème extrait d'Ariel [Edge]) ; - (sur Terres de femmes) Ted Hughes/The Thought-Fox ; - (dans la galerie Visages de femmes de Terres de femmes) le Portrait de Sylvia Plath (+ le poème Wuthering Heights extrait de Crossing The Water). |
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Rédigé le 05 mars 2010 à 11:09 | Lien permanent | Commentaires (1)
Image, G.AdC
LE BAIN DE DIANE
Le bain de diane enceinte tient de l’emboîtement infini, gigogne.
Femme au contenu, en plus de se contenir elle, au contenu étrange, une veine verte court de son flanc à son aine, de chaque côté. Les bassins reflètent ses seins décuplés, pointes noires et son sexe (le lui cache son ventre autrement). Nue au vu et au su mais dans le parc désert.
Nul ne le peut ni le cerf, le boisement dense et les ronces empêchent qu’on la surprenne au bain. L’eau découvre l’ovale du ventre proéminent. À l’heure mélancolique elle se baigne. La vasque dont les pieds sont des griffes enfoncent dans les feuilles de l’automne dernier. Mise sous les tilleuls quelquefois pleine de leurs fleurs.
diane se baigne avec la vision de la baignoire infinie, elle s’attend d’une seconde à l’autre à la dissolution de son émail. Comme les miroirs l’eau ouvre sur un monde, l’entrain vers le fond l’enfoncement.
La forêt la plus prononcée la plus pubienne.
Sophie Loizeau
Extrait de Roman promis (le roman de diane), en cours d’écriture.
Texte inédit pour Terres de femmes (D.R.)
| SOPHIE LOIZEAU Voir aussi : - (sur Terres de femmes) Sophie Loizeau, Bergamonstres (note de lecture d'Angèle Paoli sur Bergamonstres, publiée dans la revue Europe) ; - (sur Terres de femmes) Sophie Loizeau/vendredi (extrait de Bergamonstres) ; - (sur Terres de femmes) Sophie Loizeau/les rêves les mieux ouvrés (extrait de La Femme lit de Sophie Loizeau) ; - (dans la Poéthèque du site du Printemps des poètes) la notice bio-bibliographique consacrée à Sophie Loizeau. |
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Rédigé le 04 mars 2010 à 17:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Anthologie poétique Terres de femmes, Printemps des poètes 2010 Couleur Femme, Sophie Loizeau
Ph., G.AdC
LE CORPS PENCHE
le corps penche
il s'appuie sur un coude se souvient
des courses du cœur de ses battements
dehors on ne voit rien c'est ici
avec le sang qui fomente ses raisons
on se souvient d'autres chambres
d'un ciel de lit
un homme ne sait pas si l'amour est compté
si le lit flotte avec les marées
le matin dort encore
derrière les rideaux
et les femmes se lèvent
vont au miroir
le désir est vivant (prêt à partir)
un cœur en papier à la main
je marche sur le tapis
je reconnais le dessin du rêve
au loin la nuit se couche déjà sur l'eau
les draps d'aube nouvelle se dispersent
avec les oiseaux mêlés à la chair des soupirs
c'est la rivière qui hésite à passer près du lit
mais il faut bien se lever
Luce Guilbaud
Texte inédit pour Terres de femmes (D.R.)
| LUCE GUILBAUD Voir aussi : - (sur le site du Printemps des poètes) la fiche de la Poéthèque consacrée à Luce Guilbaud ; - (sur le site de la Maison des écrivains) une fiche bio-bibliographique sur Luce Guibaud. |
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Rédigé le 03 mars 2010 à 19:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Anthologie poétique Terres de femmes, Luce Guilbaud, Printemps des poètes 2010 Couleur Femme
Ph., G.AdC E LAVANDARE Corre lindu u fiume Quandu l’acqua porga Netta u pannu niellatu Da e sciagure di u tempu. Luce à u sole u Monte Giuvellu Quandu u core di a donna Richjara e so cugiure Ind’è e fiumare inguerninche. Barca u ponte a donna Quandu l’acqua di a vita Fala à in basculi in basculi Da u fiatu di e sulane aschese. S’innalza l’alburu versu u celu Quandu a primavera giuconda Affacca in u fiuminale inchjaritu Da e speranze veranile. Lavandare, un appiate paura Chì u tempu squassa L’angosce di u pannu E’ e nigrure di i cori ! ... Marianghjula Antonetti-Orsoni Ghjennaghju di u 2010 D.R. Texte inédit pour Terres de femmes
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| MARIANGHJULA ANTONETTI-ORSONI Voir/écouter aussi : - (sur Kewego.it) Marianghjula Antonetti-Orsoni sur France 3 Corse ViaStella le 12 décembre 2009 à l’occasion de la publication de son recueil Sfoghi aux éditions Albiana dans la collection Veranu di i pueti. |
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(Printemps des poètes 2010 « Couleur femme »)
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Rédigé le 02 mars 2010 à 12:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
Tags Technorati: Anthologie poétique Terres de femmes, Marianghjula Antonetti-Orsoni, Printemps des poètes 2010 Couleur Femme
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Rédigé le 01 mars 2010 à 15:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
